Les cafés ne «sont pas les principaux coupables»: les brasseurs veulent voir les chiffres

Les cafés ne «sont pas les principaux coupables»: les brasseurs veulent voir les chiffres
Le Soir

Les brasseurs demandent une « politique fondée sur des preuves », après que le gouvernement bruxellois a décidé de fermer les cafés temporairement pour un mois.

Selon les brasseurs belges, les statistiques des pays voisins montrent que les cafés ne « sont pas les principaux coupables ».

« Si l’on prend en compte les statistiques de pays voisins, il apparaît que les cafés ne sont pas les principaux coupables (de la propagation du virus) », indique la fédération. Les brasseurs se réfèrent aux chiffres officiels des Pays-Bas qui montrent que seuls 3 % des contaminations se produisent dans l’horeca.

La distinction entre cafés, bars et salons de thé d’une part et restaurants et snack-bars d’autre part est « inexplicable » pour la fédération. « Nous redoutons un chaos, vu le nombre important de concepts hybrides dans l’horeca comme les cafés qui proposent aussi des snacks ou un nombre de repas limité », explique la directrice Nathalie Poissonnier dans un communiqué. Elle souligne que les fournisseurs comme les brasseurs seront également touchés par cette fermeture, en plus des établissements horeca.

« Depuis le début de la crise du Covid-19, l’ensemble du secteur a connu une énorme baisse de ses ventes. La réouverture nous a fait croire que nous pourrions encore maintenir la perte au minimum, mais avec cette nouvelle mesure, l’espoir s’éteint », ajoute Mme Poissonnier.

Le secteur demande la publication de chiffres pour justifier la fermeture, « afin qu’une politique de restauration basée sur des données factuelles devienne possible ».

Les données belges ne sont pas assez affinées pour avoir une analyse précise des clusters en dehors des événements familiaux (plus faciles à identifier). Impossible de dire avec certitude que les bars sont des foyers de contamination, ce qui a en revanche été démontré dans d’autres pays. « Mais fin septembre 55 % des personnes pointaient un bar ou un restaurant – il n’y avait pas de distinction dans le recensement – comme lieu d’infection possible » précise la responsable du Service de l’inspection de l’hygiène de la Cocom, Inge Neven.

 
 
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