Coronavirus - L'Opep voit toujours la demande augmenter mais souligne les incertitudes

Dans un rapport annuel, le cartel prévoit une augmentation de près de 10 millions de barils par jour (mb/j) de la demande de brut sur 25 ans, passant de 99,7 mb/j l'an dernier à 109,3 mb/j en 2040 puis 109,1 mb/j en 2045.

Ces estimations de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole contredisent ainsi l'idée que le monde aurait peut-être déjà atteint un "pic pétrolier" avec la crise actuelle, c'est-à-dire que la consommation serait déjà sur une pente descendante.

Dans l'immédiat, la crise sanitaire a eu un effet radical sur la demande, qui doit se contracter cette année, avec la quasi mise à l'arrêt de certains secteurs comme le transport aérien.

Mais les prévisions de l'Opep se fondent sur l'hypothèse d'un retour à une croissance économique normale après la pandémie mais aussi à un effet de rattrapage pour les secteur les plus affectés, comme l'aviation, le transport routier et les industries. C'est la pétrochimie qui devrait tirer la demande future.

Ces chiffres représentent toutefois une révision à la baisse de plus de 1 mb/j par rapport au niveau de la demande en 2040 qui avait été estimée dans le dernier rapport publié l'an dernier.

 
 
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