L’ancien médecin de Sky affirme avoir détruit les produits illicites qu’il avait achetés

Richard Freeman. @News
Richard Freeman. @News

Médecin de l’équipe de Grande-Bretagne de cyclisme et de Sky de 2009 à 2017, Freeman a été accusé de faute grave par le Conseil général des médecins britanniques, qui pense qu’il avait acheté le Testogel pour l’administrer à des athlètes et améliorer leurs performances sur le vélo, avant de mentir pour cacher son méfait.

Les débats devant le tribunal médical de Manchester ont repris cette semaine après avoir été suspendus en décembre pour raisons médicales.

Freeman a assuré avoir détruit les produits après que son supérieur, le directeur médical de la fédération, Steve Peters, lui a ordonné de les faire sortir du siège de la fédération.

Il a expliqué ne pas pouvoir expliquer son geste, tout en niant avoir « su ou imaginé » que la testostérone en gel ait été destinée à des athlètes pour améliorer leurs performances.

Il avait auparavant affirmé avoir commandé ces produits sous la pression insistante du directeur technique de la fédération, Shane Sutton, pour traiter les problèmes d’érection de ce dernier.

M. Sutton a nié avec véhémence aussi bien ses problèmes d’érection que le fait d’être à l’origine de la commande de testostérone.

Freeman, qui a plaidé coupable de 18 des 22 chefs d’accusation contre lui, avait assuré mercredi ne pas connaître « dans le détail » le code de l’Agence mondiale antidopage (AMA) qui interdit même la possession des produits prohibés, sauf circonstances exceptionnelles.

Ce règlement ne permet pas « d’acheter ces substances ou de les acheter pour un ami. Vous n’aviez aucune circonstance médicale justifiant que vous ayez été en possession de ces produits », avait souligné Simon Jackson, représentant le Conseil général des médecins.

« Je reconnais une erreur de jugement médical. J’avais acheté, commandé et prescrit le Testogel à un homme que je considérais comme mon patient », avait plaidé Freeman, qui risque de perdre sa licence pour exercer.

« Je savais que le code de l’AMA existait et je connaissais les passages sur les types de produits interdits, sur les méthodes et c’était mis à jour tous les ans », a-t-il poursuivi.

« Sur ces points, mes connaissances étaient très bonnes. Mais j’avoue que je n’étais pas au courant et je n’avais pas lu dans le détail le passage qui en interdisait la possession ».

Les audiences doivent se poursuivre jusqu’à la fin du mois prochain.

 
 
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