Les syndicats déplorent que les chauffeurs privés cassent la grève chez De Lijn

Pour élargir la capacité mais aussi soutenir les compagnies d'autocars privées, les autorités flamandes ont dégagé 12 millions d'euros pour permettre aux cars touristiques de rouler derrière les lignes de bus publics. "Et aujourd'hui, pendant la grève, ces cars continuent de rouler, sans qu'ils n'aient à suivre aucune ligne de bus", relève Rita Coeck.

Le syndicat s'est rendu à Gand pour prendre la mesure du phénomène. Ils y ont vu certains de ces cars rouler aux arrêts sans prendre aucun passager. "Ils circulent simplement pour gagner leur vie", selon Rita Coeck. D'autres bus ont par contre pris des passagers.

Non seulement les chauffeurs de ces cars privés ne peuvent accepter de paiement, mais ils ne sont en outre pas en contact avec le dispatching (nécessaire en cas d'incident par exemple), ne disposent pas de caméra de sécurité dans leur véhicule et ne fournissent aucune information sur le voyage aux passagers. "Nous ne blâmons pas ces chauffeurs de vouloir gagner leur vie, mais ils ne sont pas en ordre d'un point de vue sécuritaire. Ils doivent rouler derrière un bus De Lijn pour que notre chauffeur puisse intervenir en cas de problème", précise la représentante syndicale.

Elle rajoute qu'elle a des questions à poser concernant les salaires et conditions de travail de ces chauffeurs privés et s'interroge sur le fait que ces contrats ont été, selon le syndicat, accordés sans appel d'offres.

 
 
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