Comment le monde du travail s’adaptera à une vie plus longue

Comment le monde du travail s’adaptera à une vie plus longue

Vivre jusqu’à 100 ou 125 ans, ce sera probablement possible dans un futur proche. Certaines personnes se verraient même vivre jusqu’à 150 voire 200 ans comme le révèle la grande enquête sur la longévité, initiée par l’assureur-vie NN. Vivre plus longtemps, cela veut-il aussi dire travailler plus longtemps ? Comment la société, les entreprises et les travailleurs s’adapteront ?

Le rapport au travail devra évoluer

« Ce qui m’interpelle en premier lieu, c’est la place du travail car on pense essentiellement au travail de salarié qui reste le gagne-pain. Il existe pourtant d’autres formes de travail comme le bénévolat ou le travail en coopérative mais elles ne sont pas toujours valorisées » explique Anne Rousseau, Professeure de Management Organisationnel et Humain à l’ICHEC. Le rapport que l’on a au travail changera sans doute aussi. « Le travail reste un mode d’expression fondamental, un espace de relations sociales. La crise que nous traversons montre bien l’importance de celui-ci. On ne gagne pas seulement notre vie, on développe des contacts ».

Le travail sera-t-il toujours soutenable ?

D’autres aspects sont à prendre en compte dans une vie et une carrière plus longue. « Les modes d’organisation devront aussi changer. Aujourd’hui, un travailleur est vieux après 45 ans », précise Anne Rousseau. Si l’on vit et travaille plus longtemps, sera-t-on un travailleur vieux la majorité de sa carrière ? « La question de la soutenabilité du travail se pose. Il y a l’idée que plus on vieillit, moins on est performant et motivé. Il faudrait arrêter de réfléchir en tranches d’âge tant pour les anciens que pour les plus jeunes. L’allongement de carrière concerne tout le monde, a fortiori le jeune qui démarre sa carrière », ajoute-t-elle.

Favoriser la mobilité professionnelle et entre secteurs

Une des réponses est de se dire qu’une vie plus longue permet une carrière plus longue… mais aussi plus diversifiée. La mobilité professionnelle doit être favorisée, mais pas que. « C’est aussi la mobilité ‘cross-sectorielle’ que l’on doit mettre en avant. Pouvoir changer de boulot mais aussi de secteur. Aujourd’hui, les jeunes sont nomades mais restent dans les mêmes filières. Les expériences peuvent être utiles dans d’autres secteurs, il faut pouvoir tirer parti de celles-ci », note la professeure. Comment les mettre en place ? « La question du détachement de certains travailleurs et de mettre leurs compétences au service d’autres reste problématique du point de vue juridique ». On le comprend aisément, les autorités devront à l’avenir mettre plusieurs choses en place pour répondre à l’allongement de la durée de vie et des carrières.

Et vous, êtes-vous prêt(e) à vivre plus longtemps et plus heureux ?
Participez à la grande enquête sur la longévité, initiée par l’assureur de vie NN..