L'art contemporain, de marginal à moteur des ventes publiques artistiques

Réalisée sur les résultats des enchères publiques effectuées entre le 1er janvier 2000 et le 30 juin 2020 dans le monde, l'enquête porte sur les œuvres d'artistes classés "contemporains" du fait de leur naissance après 1945, dans le segment du "Fine Art", qui regroupe peintures, sculptures, installations, dessins, photographies, estampes, vidéos, à l'exclusion du mobilier, des automobiles, etc.

L'art contemporain pèse désormais 15% des ventes aux enchères de "Fine Art" contre 3% en 2000 dans le monde: ses ventes sont passées de moins de 100 millions de dollars en 2000 à près de 2 milliards, a calculé la banque de données d'Artprice.

Selon cette société, leader mondial de l'information sur le marché de l'art, 200 œuvres d'art contemporain ont été vendues en moyenne par jour dans cette période et le produit de ces enchères a progressé de 2.100 % en vingt ans.

Le nombre de salons passait lui d'une soixantaine à plus de 600: une inflation désormais cassée par l'épidémie de Covid-19.

L'art contemporain tient désormais dans les enchères une place plus importante que les maîtres anciens et l'art du XIXe siècle.

"Il est le segment qui s'adapte le mieux aux ventes en ligne. Il continue de se démocratiser, de devenir moins intellectuel, avec des œuvres aux prix abordables, une clientèle plus jeune", affirme à l'AFP le président d'Artprice, Thierry Ehrmann.

Le nombre de maisons de ventes actives sur le contemporain a presque doublé et le nombre d'artistes contemporains vendus a été multiplié par six (de 5.400 à près de 32.000).

L'autre élément frappant du rapport est la part des artistes et marchands chinois: les artistes de ce pays sont un tiers dans le "top cent". Et dans le "top mille", ils sont 395 contre 165 Américains.

C'est ainsi que le Chinois Zeng Fanzhi est le cinquième artiste le plus coté, après les Américains Jean-Michel Basquiat, Jeff Koons, Christopher Wool et le Britannique Damien Hirst.

Sur le marché mondial de l'art contemporain, le président d'Artprice reconnaît que le coût de la pandémie de Covid-19 en 2020, pour lequel Artprice ne dispose pas encore de données complètes, sera élevé, et que "2021 est déjà perçue comme une année blanche"

 
 
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