Un fabricant américain d'opiacés demande la protection contre ses créanciers

En appliquant la procédure de faillite dite du chapitre 11, la société peut redémarrer ses activités tout en résolvant les poursuites contre elle, qu'elle dénombre dans presque tous les États américains. Mallinckrodt aurait bénéficié de l'épidémie d'opiacés alimentée par l'industrie pharmaceutique elle-même.

En outre, Mallinckrodt n'avait pas de réserves suffisantes pour couvrir les énormes sinistres dus à cette affaire des opiacés. Une restructuration était également nécessaire, selon les actionnaires et d'autres parties prenantes de l'entreprise.

En février, Mallinckrodt avait annoncé qu'elle déposerait son bilan pour sa division de médicaments génériques dans le cadre d'un règlement préliminaire avec les différents États et autorités locales, pour un montant de 1,6 milliard de dollars (1,35 milliard d'euros). Elle avait ensuite annoncé qu'elle demanderait la protection de la loi sur les faillites à l'ensemble de l'entreprise.

Ces dernières années, d'innombrables Américains sont devenus dépendants de drogues de type morphinique comme l'oxycodone et le fentanyl. Les entreprises auraient inondé le marché de ces médicaments et banalisé les risques pour les usagers.

Selon NBC News, plus de 3.000 procès ont déjà été intentés contre des sociétés pharmaceutiques pour des pratiques de marketing trompeuses promouvant des analgésiques qui entraînent une dépendance. Depuis 1999, plus de 450.000 personnes ont perdu la vie à cause de la surconsommation de ces drogues.

L'année dernière, le fabricant de médicaments Purdue a également demandé la protection de ses créanciers pour libérer 10 milliards de dollars afin de régler plus de 2.000 procès. La société de la famille milliardaire Sackler fabrique l'OxyContin, qui est considéré comme le médicament qui a déclenché cette crise de dépendance aux Etats-Unis.

 
 
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