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Etats-Unis: l’audition de la juge Amy Coney Barrett, implacable miroir des divisions américaines

La juge Amy Coney Barrett, nommée par Donald Trump passe sur le gril des sénateurs, démocrates et républicains, pendant quatre jours. Une audition fleuve qui doit la confirmer à la Cour suprême des Etats-Unis.

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Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 4 min

Le monde nous regarde ». Lindsey Graham, sénateur républicain et président de la commission judiciaire du Sénat ne croyait pas si bien dire. Ce lundi, s’est ouvert pour quatre jours, l’audition par le Sénat de la juge Amy Coney Barrett, « ACB », afin de la confirmer à la Cour suprême des Etats-Unis, temple du droit américain, où siègent déjà cinq juges conservateurs sur neuf.

Quatre jours d’audition, en plein milieu d’une campagne électorale surréaliste, alors que 6 millions de bulletins de vote par correspondance sont en train d’être envoyés par les citoyens américains. Un timing inédit, poussé par le président américain. En 2016, les républicains s’étaient opposés à ce que le président démocrate, Barack Obama, procède à une nomination similaire en avançant le fait qu’il s’agissait d’une année électorale.

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3 Commentaires

  • Posté par De Ronde Michel, mardi 13 octobre 2020, 10:32

    Les nominations à la Cour suprême des USA ont toujours été éminemment politiques. S’appuyant sur un Sénat à majorité démocrate, Obama avait en 2009 et 2010 nommé deux juges "progressistes" à la Cour suprême. En 2016, Obama tenta de rééditer le même "coup", mais fut recalé par le Sénat devenu entre-temps majoritairement républicain. Aujourd’hui, comme en 2017 et 2018, Trump peut s’appuyer sur un Sénat à majorité républicaine pour désigner un juge "conservateur". C’est le jeu de l’alternance démocratique.

  • Posté par Deckers Björn, mardi 13 octobre 2020, 7:49

    Ce que révèle cet épisode regrettable, c'est l'incohérence du Grand Old Party qui s'opposait avec virulence à ce que le président Obama nomme un nouveau membre de la Cours suprême en "avril 2016" parce que on était trop près de la prochaine présidentielle de novembre 2016 au nom de quoi le même parti républicain va validé une nomination du président Trump à moins de deux mois de la présidentielle du 3 novembre 2020. Derrière cet épisode politicien lamentable de mauvaise foi, il y a surtout la soumission du parti républicain à un personnage fantasque de plus en plus en plus violent et inconsistant. Le Parti Républicain avait déjà révélé sa soumission grotesque lors de la procédure d'impeachment refusant de juger l'affaire sur le fond et optant pour une lecture biaisée et partisane. Le spectacle de la vie politique américaine depuis longtemps perverti par la prostitution du personnel politique aux lobby est déjà passablement lamentable, il fallait en plus que les députés et sénateurs républicains choisissent de se vautrer dans la cours de récréation avec le sinistre président Trump et ils l'ont fait. Ce n'est plus tant que le choix démocrates s'impose comme un choix enviable. C'est que l'élection du ticket Biden-Harris signifierait au moins la fin de cette triste farce.

  • Posté par MAESEN Jean-Luc, mardi 13 octobre 2020, 11:14

    En 2016, Obama n'avait plus de majorité démocrate au sénat... Dans le cas contraire, il n'aurait pas hésité une seconde à faire nommer un troisième juge "progressiste" à la cour suprême.

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