Nations League: Pepe est toujours aussi solide avec le Portugal

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Après une nouvelle démonstration dimanche face à la France championne du monde (0-0), le patron de la défense lusitanienne pourra devenir le quatrième joueur le plus sélectionné de l’histoire du Portugal lors de la réception à la Suède mercredi à Lisbonne, également en Ligue des nations.

Le Brésilien naturalisé vient de dépasser les 110 capes du mythique défenseur axial Fernando Couto et d’égaler les 112 matches internationaux de Nani, et n’a devant lui plus que Joao Moutinho (125), Luis Figo (127) et Cristiano Ronaldo (167).

« Je connais mon âge, mais je sais aussi ce que je peux donner », disait Pepe à la veille des retrouvailles entre le Portugal et la France, lui qui avait été désigné « homme du match » de la finale de l’Euro-2016 remportée par la Seleçao face aux Bleus, il y a plus de quatre ans.

Lundi, au lendemain du nul au Stade de France, les journaux sportifs portugais Record et O Jogo lui ont de nouveau décerné le titre de « MVP », jugeant que Pepe a été « le visage de la sécurité défensive » du Portugal et le leader d’une ligne arrière « en béton armé ».

Doyen de l’effectif du sélectionneur Fernando Santos, un adepte de la stabilité du groupe et de la consistance défensive, le stoppeur forme avec le jeune Ruben Dias (23 ans) une charnière centrale qui a su museler la star du football français Kylian Mbappé (21 ans).

Complice de Cristiano Ronaldo

Et si Dias représente l’avenir, comme en témoigne son récent transfert à 68 millions d’euros du Benfica Lisbonne à Manchester City, nul ne doute que l’expérience de Pepe fait encore la différence, avec le Portugal comme avec Porto, club où il est revenu en janvier 2019 après un séjour en Turquie, au Besiktas.

Formé au Corinthians Alagoano de son Brésil natal, Képler Laveran Lima Ferreira, de son vrai nom, a débarqué au Portugal à 19 ans, au Maritimo de Madère, avant de rejoindre le FC Porto deux ans plus tard.

Mais c’est au Real Madrid qu’il a connu ses heures de gloire, avec 334 matches en dix saisons et, surtout, ses trois sacres en Ligue des champions (2014, 2016 et 2017).

C’est aussi dans la capitale espagnole qu’a été forgée sa complicité avec Cristiano Ronaldo, quintuple Ballon d’or et capitaine de l’équipe du Portugal qui, à 35 ans, continue lui aussi de défier le temps qui passe.

Les récents succès de l’équipe du Portugal, à l’Euro-2016 puis l’an dernier lors de la première édition de la Ligue des nations, sont indissociables du parcours de ces deux compères.

Inversement, le fiasco du Mondial-2014 au Brésil s’explique aussi bien par les pépins physiques de « CR7 » que par cette défaite inaugurale face à l’Allemagne (4-0) précipitée par l’exclusion de Pepe à la demi-heure de jeu, pour un mauvais geste sur Thomas Müller.

Ce manque de sang froid, de la part d’un joueur qui souffrait déjà d’une mauvaise réputation, aurait pu ruiner sa carrière internationale. Mais le Portugais sera parvenu à se racheter et à s’améliorer en vieillissant, comme un bon vin de Porto.

 
 
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