La FGTB wallonne a fait sa rentrée en petit comité

Pour arriver à ses fins, le premier axe de travail du syndicat sera de "replacer la finance au service de la population", a affirmé à la presse le secrétaire général de la FGTB wallonne, Jean-François Tamellini. Le syndicat veut notamment profiter des taux au ras du sol pour récupérer 750 millions d'euros sur trois ans, en neutralisant le remboursement des intérêts sur la dette de 11 milliards d'euros contractée par la Wallonie auprès des banques (sur environ 22 milliards au total). Il veut également réactiver la caisse wallonne d'investissement, pour attirer "l'épargne de ceux et celles qui en ont" sur des projets qui servent la Wallonie, permettent de relocaliser l'activité. A terme, la création d'une banque wallonne n'est pas exclue.

Concernant l'emploi, la FGTB veut que soit "mieux utilisé l'argent public". Selon le syndicat, les publics les plus fragilisés ne bénéficient pas suffisamment des aides à l'emploi. Il veut réorienter ces aides en captant ces publics pour des formations qualifiantes, axées vers l'économie circulaire, le circuit-court, la transition économique, ...

Enfin, la FGTB estime qu'il faut oser aller chercher les budgets européens dédiés à la R&D. La Wallonie est la Région la moins bien organisée pour capter ces moyens, selon M. Tamellini, alors qu'elle dispose de projets innovants qui pourraient y prétendre.

Dans la même logique, le syndicat appelle à l'établissement d'une cellule d'anticipation plus large que celle de la Sogepa pour pouvoir prétendre efficacement aux budgets européens du fonds de relance qui seront répartis prochainement. "Avec Get up Wallonia, on se trompe d'urgence", estime Jean-François Tamellini, affirmant au passage que c'est l'avis unanime des membres du conseil économique, social et environnemental (CESE), qui réunit les partenaires sociaux wallons.

Au niveau fédéral, la FGTB wallonne fera du salaire minimum de 14 euros/l'heure sa priorité. La lutte contre le fascisme sera également en tête des préoccupations du syndicat, car "quand on voit comment l'extrême-droite s'organise, on ne peut pas rester attentistes", estime le secrétaire général. Le syndicat annonce encore la préparation d'un cadastre des conditions de travail pour la Wallonie, qui pourra servir d'outil lors de prochaines négociations au niveau fédéral.

Enfin, si la période actuelle implique parfois de se réinventer, le syndicat prévient: "dès qu'on aura une possibilité de retourner dans la rue, on y sera".

 
 
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