Yves Van Laethem parle officiellement de deuxième vague: les soins intensifs pourraient être saturés «mi-novembre»

Yves Van Laethem parle officiellement de deuxième vague: les soins intensifs pourraient être saturés «mi-novembre»
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Le Centre de crise a fait le point sur les chiffres du jour, qui ne sont pas réjouissants. Au cours des 7 derniers jours, 5.057 personnes ont été diagnostiquées en moyenne par jour. Le nombre d’infections double tous les 7 jours.

« Nous avons dépassé le cap des 7.000 nouveaux cas, ce qui nous place en deuxième au niveau européen pour les contaminations. Elles se produisent dans toutes les tranches d’âge, dont un quart vient des gens dans la vingtaine », a expliqué Yves Van Laethem.

La répartition au niveau du pays montre des nuances de rouge et de rouge foncé. L’augmentation est la plus forte dans la province de Liège et du Hainaut. En chiffres absolus, c’est à Bruxelles qu’il y a le plus de nouveaux cas. 20 % des tests à Bruxelles sont positifs, un chiffre jamais atteint auparavant.

« Les cas dans les hôpitaux augmentent fortement, une accélération constante et maintenue, commente l’expert. Nous avons franchi le cap des 200 admissions par jour plusieurs fois ».

Au cours des derniers jours, on a une moyenne de 152 admissions à l’hôpital. Plus de la moitié des admissions ont lieu à Bruxelles, Liège et dans le Hainaut. Actuellement, 1.621 patients sont hospitalisés pour cause de Covid. Le nombre de patients en réanimation double tous les 12 jours. Les soins intensifs pourraient être saturés « mi-novembre » si l’augmentation continue, a annoncé le virologue. « Il faut absolument éviter ce scénario ».

Les décès augmentent aussi, avec 18 décès en moyenne par jour.

« Je pense que cette fois, il est difficile de ne pas employer le terme de deuxième vague, annonce Yves Van Laethem. Elle a lieu dans une grande partie de l’Europe. On doit le prendre au sérieux, ce n’est pas pour ça qu’il faut paniquer car nous connaissons mieux le virus. Des mesures plus strictes peuvent nous aider à modifier la courbe. Mais édicter des mesures n’est pas suffisant, il faut les appliquer. On sait que beaucoup d’infections ont lieu dans la sphère privée ».

 
 
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