Italie: l'économie souterraine en recul en 2018, à 11,9% du PIB

L'économie souterraine a généré cette année-là 211 milliards d'euros, soit environ 3 milliards de moins qu'en 2017.

Par rapport au PIB, la tendance à la baisse se confirme après le pic enregistré en 2014 (13%), atteignant 11,9%, contre 12,3% en 2017.

45,3% de l'économie souterraine est constituée d'activités "sous-déclarées", c'est-à-dire dont le chiffre d'affaires a été minimisé, 37,2% de travail au noir, 9,1% d'activités illégales (drogue, prostitution) et 8,3% d'autres composantes (loyers aux noir...).

Les activités non-déclarées, sous-déclarées et le travail irrégulier représentent ainsi la partie la plus importante pour un montant de près de 192 milliards d'euros, même si elles ont diminué de 1,6% par rapport à 2017.

L'économie souterraine est davantage présente dans les services à la personne (36,1% de l'activité), en raison du travail au noir, suivis du commerce, des transports, de la restauration et de la construction.

Environ 3,65 millions de personnes travaillaient en 2018 de manière irrégulière en Italie, soit 48.000 individus de moins que l'année précédente (-1,3%), selon l'Istat.

De leur côté, les activités illégales - qui représentent 1,1% du PIB - pesaient pour 19,2 milliards, un chiffre en hausse de 1,8% en raison de l'augmentation du trafic de drogue.

Celui-ci générait 14,7 milliards d'euros, et la prostitution 4 milliards.

"Des données désolantes, indignes d'un pays civilisé. Les résultats obtenus contre l'évasion fiscale sont pour le moins décevants et insignifiants, et les progrès sont réalisés à la vitesse d'un escargot", a déploré l'Union nationale des consommateurs dans un communiqué.

"Quant au travail non déclaré, c'est une bataille perdue, puisque personne n'a encore voulu le combattre", a-t-elle ajouté.

 
 
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