L’équipe Education First recommande de mettre un terme au Giro dès dimanche: l’UCI refuse

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Fièvre, rumeur et inquiétude de quelques coureurs : le Tour d’Italie, abandonné par deux équipes, l’une (Mitchelton) en accord avec les organisateurs, l’autre (Jumbo) de son propre fait alors qu’elle n’avait qu’un seul cas positif dans son effectif, vit au rythme des menaces du virus.

L’association internationale des équipes (AIGCP) a demandé et obtenu de nouveaux tests, sans attendre la prochaine journée de repos programmée lundi.

L’équipe Education First a même recommandé de mettre un terme au Giro dès dimanche, avant la troisième et dernière semaine de course, une hypothèse réfutée en l’état par l’Union cycliste internationale (UCI) qui a rappelé l’engagement des organisateurs de sécuriser la bulle de la course.

« Nous ne menaçons pas de partir », a précisé ensuite le patron de l’équipe américaine, Jonathan Vaughters, en parlant d’une « suggestion » : « Nous préférons aller jusqu’au bout. Et nous continuerons si la prochaine série de tests montre qu’on peut le faire en sécurité. »

Au départ de Cesenatico, l’annonce -erronée- de la positivité de 17 membres de l’escorte policière, isolés depuis plusieurs jours, a attisé cette fébrilité. Avant que les organisateurs précisent que les policiers en question s’occupaient d’une course parallèle, l’E-Giro, sans côtoyer les coureurs.

Dans cette marmite fiévreuse, le Belge Thomas De Gendt, qui a baissé de ton physiquement ces derniers jours, a fait part de son inquiétude. Il a assuré qu’elle était partagée par une partie du peloton.

« Je ne m’inquiète pas seulement pour moi, mais aussi pour ma famille, et je ne veux pas courir le risque d’infecter quelqu’un », a déclaré le Belge à la télévision flamande.

« C’est extrêmement incertain », a convenu le porteur du maillot rose, le Portugais Joao Almeida, qui a répété son propos de la veille : « Je crains que le Giro n’aille pas à Milan. Chacun a son avis sur la question. Pour ma part, je veux continuer, mon équipe aussi, à faire ce que j’ai à faire. »

 
 
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