Marius Gilbert: «On va arriver à des mesures coercitives»

Marius Gilbert: «On va arriver à des mesures coercitives»
Hatim Kaghat

On voit que tous les indicateurs sont rouges, c’est aussi simple que ça. Toutes les choses s’accélèrent, on se rend bien compte que d’ici deux à trois semaines on va arriver à des niveaux très difficilement gérables pour notre système hospitalier. Donc il est absolument urgent d’agir. » Marius Gilbert a rappelé sur le plateau de la RTBF la situation épidémiologique dans laquelle se trouve la Belgique.

« Ce qui est malheureux c’est qu’on va arriver à des mesures coercitives parce qu’on n’a pas réussi à stabiliser l’épidémie par des mesures volontaires, par la conviction » regrette l’épidémiologiste. « Or cela fait des semaines que l’on dit que le problème ce n’est pas le niveau de l’épidémie mais le fait qu’elle soit en croissance, qu’elle ne soit pas sous contrôle. »

Un manque de réaction et de respect des gestes barrières que le scientifique attribue à certaines personnes qui «  par facilité ou manque de responsabilité collective ne l’ont pas fait et cela amène malheureusement à la situation où l’on est aujourd’hui. »

Les ministres fédéraux et représentants des entités fédérées se réunissent vendredi après-midi pour prendre de nouvelles mesures afin de limiter la propagation du coronavirus. Sur la table : un éventuel couvre-feu comme en France, un durcissement de l’obligation du télétravail et pourquoi pas, une limitation des déplacements non-essentiels.

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