5G - Un lobby d'opérateurs télécoms européens dénonce l'interdiction des fournisseurs chinois

L'ECTA regroupe des opérateurs alternatifs telles que l'Allemand 1&1 Drillisch, les Français Iliad et Bouygues Telecom et l'Espagnol Masmovil. En Belgique, Eurofiber et Fluvius en font partie. Le géant technologique chinois Huawei, soupçonné d'espionnage au profit de Pékin par Washington, en est également membre.

De telles interdictions "ne peuvent être justifiées que sur la base de faits bien établis", estime cette organisation. Selon elle, l'adoption d'une approche européenne commune pour évaluer les risques des fournisseurs - connue sous le nom de "boîte à outils" - conduit de plus en plus de pays membres à imposer des "interdictions réelles ou de facto" aux fournisseurs chinois.

Avec Huawei et ZTE considérés comme à haut risque dans de nombreux pays européens et dès lors exclus, le nombre de fournisseurs mondiaux d'équipements 5G serait réduit de 5 à 3, redoute l'ECTA. Il ne resterait ainsi plus que le Finlandais Nokia, le Suédois Ericsson et le Sud-Coréen Samsung.

Pour le groupe de lobbying, une telle réduction aura un impact sur le secteur des télécommunications en augmentant les coûts, en ayant un impact négatif sur les performances, en retardant le déploiement des réseaux 5G et en limitant le potentiel d'innovation.

La semaine dernière, Proximus et Orange avaient justement annoncé des contrats avec Ericsson et Nokia pour le renouvellement de leur réseau existant et pour le déploiement de la 5G. Ils avaient assuré que les coûts ne seraient pas plus élevés que ce qu'ils auraient pu obtenir avec Huawei, leur équipementier actuel.

 
 
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