Le droit à la déconnexion institué dans une nouvelle CCT chez Proximus

La conclusion de cette CCT était attendue depuis longtemps mais avait été mise quelque peu entre parenthèses après l'annonce, début 2019, d'un plan de transformation à trois ans prévoyant le départ de 1.900 travailleurs - un nombre finalement réduit à environ 1.300 - et l'engagement de 1.250 autres.

La nouvelle convention négociée entre direction et syndicats est "le résultat d'une coopération et d'un dialogue constructifs" et vise à mettre en place une méthode de travail plus durable et plus innovante, explique Proximus.

Parmi les principaux axes figure le droit à la déconnexion en dehors des heures de travail, couplée à une plus grande flexibilité dans le domaine du travail à domicile. Sont notamment prévus une extension à trois jours par semaine du télétravail et un élargissement du nombre d'emplois pour lesquels celui-ci est autorisé.

"La combinaison du télétravail et du travail au bureau a également pour but de trouver un équilibre travail - vie personnelle optimal et de maintenir suffisamment de contacts sociaux", souligne Proximus, évoquant une période où le télétravail ne sera plus aussi généralisé qu'actuellement en raison de la crise sanitaire. "Dans le contexte d'une digitalisation croissante, il est important de respecter le droit à la déconnexion en dehors des heures de travail", insiste la direction.

La CCT accorde également une attention particulière à la formation, avec davantage de jours de formation, un plus large éventail de trajets de formation ou encore une attention particulière aux besoins de formation numérique des employés âgés de 50 ans et plus.

"La direction tient à remercier les syndicats pour leur attitude constructive lors des négociations et s'engage à poursuivre le dialogue avec les employés sur la base de cet accord", conclut Proximus.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous