Coronavirus - Des milliers d'indépendants et PME acculés à la faillite ou à la cessation, dénonce l'UCM

Contrairement au mois de mars, il n'y avait pas de fatalité, relève ainsi l'union. "Des entrepreneurs qui ont suivi toutes les règles paient l'incapacité des pouvoirs publics à mettre au point, en sept mois, un testing et un tracing corrects, et à faire respecter les précautions sanitaires par l'ensemble de la population", assène l'UCM, chez qui "cette fois-ci, la colère l'emporte".

"Il est incompréhensible de porter le fer là où les contaminations ne sont pas avérées", pointe-t-elle ainsi.

Outre de "condamner" un secteur, la nouvelle période de fermeture imposée à l'horeca aura d'autres conséquences, analyse l'Union. "Combinée à la généralisation du télétravail, cette mesure fait des centres-villes un désert et vide les commerces. Une chape de plomb s'abat sur la société et crée un climat anxiogène, qui achève l'événementiel et la culture et décourage toutes les dépenses de consommation et d'investissements."

S'il existait un relevé précis des endroits à risques, ni les restaurants, ni le milieu de travail dans les PME ne seraient pointés comme des lieux de transmission du virus, est convaincue l'UCM. "Toutes les mesures de précaution ont été prises, y compris la tenue d'un registre avec les coordonnées des clients, qui n'a jamais été utilisé", relève-t-elle d'ailleurs.

Il faut prolonger les aides existantes (droit passerelle amélioré, chômage coronavirus force majeure, reports de paiements...) et de nouvelles aides (accès au crédit, compensation à 60 % de la perte du chiffre d'affaires...), préconise l'organisation.

L'UCM souhaite "surtout et enfin une politique sanitaire volontariste et cohérente, avec des indicateurs fiables, qui identifie et casse les chaînes de transmission du virus, protège les plus faibles et poursuive les comportements irresponsables".

 
 
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