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Brexit: le Royaume-Uni dit vouloir un accord mais renvoie la balle à Bruxelles

Le ministre d’Etat au Bureau du Cabinet, Michael Gove a déclaré que la porte des négociations restait « entrouverte » si l’UE modifiait effectivement « sa position ».

Temps de lecture: 2 min

Le gouvernement britannique a déclaré dimanche toujours vouloir conclure un accord commercial post-Brexit avec l’Union européenne, malgré des négociations dans l’impasse, tout en estimant que la balle était « dans le camp » des Européens.

« J’espère toujours que nous aurons un accord », a déclaré le ministre d’Etat Michael Gove sur la chaîne Sky News. « Je veux un accord, j’ai très envie d’y parvenir mais pour cela, il faut que les deux parties fassent des compromis. Ce n’est pas ce que l’UE fait en ce moment », a-t-il ajouté, estimant que les Européens ne semblaient pas « sérieux » dans leur volonté d’aboutir.

Un accord de libre-échange avant l’année prochaine

Déjà poussives, les négociations commerciales se sont envenimées jeudi quand les 27 réunis en conseil ont exigé des concessions de Londres, tout en disant vouloir poursuivre les pourparlers pour arriver à un accord de libre-échange avant l’année prochaine, quand les règles européennes cesseront de s’appliquer au Royaume-Uni.

Mais Londres a répliqué en conditionnant la poursuite des discussions à « un changement fondamental d’approche » de la part des Européens.

« La balle est dans son camp »

Un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson avait souligné que pour les Britanniques, les négociations commerciales étaient « finies ». Le négociateur en chef européen Michel Barnier et son homologue britannique David Frost doivent s’entretenir lundi au sujet du « format » des pourparlers, selon la Commission européenne. « La balle est dans son camp », a insisté Michael Gove à propos du négociateur européen. Sur la BBC, il a répété que la porte des négociations restait « entrouverte » si l’UE modifiait effectivement « sa position ».

À défaut d’accord permettant au Royaume-Uni de retrouver sa pleine souveraineté, a souligné M. Gove, son pays n’hésiterait pas à opter pour un « no deal » au 1er janvier, potentiellement dévastateur pour des économies déjà fragilisées par la pandémie, avec le rétablissement de quotas et droits de douanes entre les 27 et Londres.

Les discussions butent toujours sur trois sujets : l’accès pour les Européens aux poissonneuses eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence – malgré de récents progrès – et la manière de régler les différends dans le futur accord.

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13 Commentaires

  • Posté par Noterdaem Raymond, lundi 19 octobre 2020, 8:18

    Un bon accord exige des concessions des deux parties. Il est enfantin, anti-démocratique et illusoire, de la part de l'UE, de vouloir "punir" les Britanniques d'avoir voté en faveur du Brexit. Les dirigeants européens feraient bien de respecter le choix démocratique des Britanniques, et de se rappeler les leçons de l'Histoire; les Britanniques feront bloc pour surmonter le défi d'un "no-deal". Espérer qu'une attitude intransigeante de l'UE évitera d'autres défections est un pari risqué ! Quelle sera l'attitude de l'UE lorsque, dans environ 2 ans, le Royaume-Uni présentera une prospérité économique plus florissante que si elle était restée sous les fourches caudines des traités "européens". Le premier pays qui voudra alors rejoindre ce florissant Royaume-Uni sera les Pays-Bas et ... la Flandre ! Bye-bye la Belgique.

  • Posté par Even Philippe, lundi 19 octobre 2020, 11:25

    D'apres ce que je lis, les concessions ne devraient etre faites que du coté de l'UE, celles demandées aux anglais (peche, ..) sont refusées par ceux-ci : je n'appelle pas ca un bon accord

  • Posté par Colmant Mathieu, dimanche 18 octobre 2020, 23:02

    L'UE ne doit absolument pas céder. Par contre, préparer quelques casques bleus pour l'Irlande du Nord, ca peut être une bonne idée.

  • Posté par Bauduin Dominique, dimanche 18 octobre 2020, 22:06

    Ce sont les britanniques qui ont décidés de partir, ce n'est pas à eux de demander a l'Union Européenne de leur faire des cadeaux...j'espère que Mr. Barnier et les 27 vont rester fermes sur leur position et ne vont pas vendre l'Europe au rabais. Les britaniqques auraient alors gagné sur les deux plans: en quittant l'Union Européenne et en obtenant des concessions de celle-ci. Ce serait une super victoire pour Boris.

  • Posté par Capiaux Alain, dimanche 18 octobre 2020, 20:12

    Patience l'UE finira par céder sur tout ! La presse irlandaise affirme qu’un accord est proche , la majeure partie des concessions pourrait provenir de la partie de l’UE, y compris le paiement d’une taxe au RU pour l’accès aux eaux du RU. Barnier a également fait des concessions massives sur les aides d’État.

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