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Coronavirus: arrêt de travail spontané de soignants de l’hôpital Erasme (vidéo)

Alors que la deuxième vague de contaminations au covid-19 se fait sentir essentiellement en Wallonie et à Bruxelles, le personnel de l’hôpital Erasme demande plus de bras.

Temps de lecture: 2 min

Une soixantaine de soignants ont marqué un arrêt de travail spontané de 10 minutes, lundi matin, à l’entrée de l’hôpital Erasme à Anderlecht, pour exprimer leurs difficultés en ce début de seconde vague du Covid-19, selon une information de RTLinfo confirmée par la secrétaire Services de santé Setca FGTB Naïma Amakran.

Le personnel demande plus de bras. La directrice des soins infirmiers a rejoint les infirmières ainsi que les quelques médecins mobilisés afin de montrer qu’elle comprenait le désarroi de son personnel.

« La deuxième vague inquiète très fort les soignants »

«Ce ras-le-bol n’est pas lié qu’au Covid», explique la syndicaliste. «La problématique ’manque de personnel, manque de bras’ est un problème structurel dans le secteur qui est exacerbé par la crise Covid. La deuxième vague inquiète très fort les soignants, car le personnel est beaucoup plus impacté aujourd’hui qu’il ne l’était en mars. Ceux qui sont testés positifs et qui sont asymptomatiques doivent travailler. Ils ne sont pas mis en quarantaine contrairement aux autres personnes dans la société. Cela montre qu’on atteint des limites quand on fait travailler des personnes positives. (...) Il faut tout du moins veiller à mieux équiper ceux qui sont malades pour éviter la transmission du virus aux patients mais aussi dans les rangs du personnel.»

Naïma Amakran remarque que ces mouvements d’humeur pour crier un mal-être sont susceptibles de se multiplier dans différents hôpitaux.

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5 Commentaires

  • Posté par Baes Eric, mardi 20 octobre 2020, 9:43

    Les messages forts envoyés par ce secteur a nos dirigeants n'ont pas vraiment bénéficiés d'une écoute suffisante.

  • Posté par Bauduin Dominique, lundi 19 octobre 2020, 22:24

    Par souci d'économie on a réduit le personnel dans les hôpitaux et le nombre de lits d'hôpitaux. Le numérus clausus a littéralement réduit le nombre de médecins au strict minimum, quand tout va bien. Il suffit d'une surplus d'admissions de malades par jours pour cause Covid pour mettre tout le système à plat. Le Covid détruit principalement ceux qui sont déjà affaiblis structurellement.

  • Posté par Cambier Bernadette, lundi 19 octobre 2020, 19:06

    Que notre nouvelle ministre des armées, décide de faire intervenir celles-ci, pour donner un coup de pouce à nos soins de santé serait bien venu je pense !!!

  • Posté par Boer Mr, lundi 19 octobre 2020, 19:06

    Voila voila finalement c'est la problème structurelle dans le secteur qui est exacerbé par la crise Covid et pas nécessairement le Covid. C'est le moment ou les hôpitaux vont demander plus d'argent. Et je le donne raison. Je m'imagine que depuis des années ils crient au secours, surtout pendant la période d'hiver. Par contre il faut qu'ils font attention de ne pas créer des problèmes plus graves avec leur actions . C'est ne pas normal de bloquer une société entière a cause de demandes d'une minorité (même s'ils sont justifiés).

  • Posté par Dekens Jean-Marie, lundi 19 octobre 2020, 18:47

    Qu'est ce que cela peut faire à nos ministres ? Si par hasard ils sont malades, ils iront dans un autre hôpital. Quand comprendront ils les besoins de leurs concitoyens.

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