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20 ans en 2020: a-t-on affaire à une future «génération sacrifiée»?

La crise sanitaire a ajouté des obligations au quotidien des jeunes. Sans compter qu’elle a voilé potentiellement l’horizon des prochaines années

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Journaliste au service Forum Temps de lecture: 5 min

La jeunesse n’est plus le même âge idéalisé qu’il y a quelques mois. Au pire, les jeunes sont sévèrement critiqués, dépeints en jouisseurs incapables de penser à leurs aînés plus exposés qu’eux au virus. Au mieux, ils sont épargnés par ces lourdes accusations mais tout de même plaints pour ce qu’ils ont à endurer dans un monde covidisé.

Peut-on pour autant parler de « génération sacrifiée » ? « En 2019, dans les mobilisations pour le climat, les slogans faisaient référence à un avenir volé », affirme Louise Knops, politologue (VUB). « Aujourd’hui, beaucoup de jeunes pourraient avoir l’impression qu’on leur vole leur présent : ces années très formatrices censées pour beaucoup servir d’élan optimiste… Au-delà, la crise promet des difficultés socio-économiques pour les années à venir et augure d’un monde potentiellement bouleversé, loin de celui que nous avons connu, nous, fait de séjours Erasmus, de voyages, de rencontres multiples… »

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10 Commentaires

  • Posté par Harold de Viron, mardi 20 octobre 2020, 17:33

    Voilà la raison pour lesquelles le mot "boomer" existe. Bien qu'il y ait des plaintes et des doutes, les jeunes décrits dans cet article sont ingénieux et plein d'espoir. Quand on lit les commentaires, je ressens un mépris de la part d'adultes qui n'ont probablement pas connu la guerre ni la pauvreté et se permettent de faire preuve de morale. Ce n'est pas comme cela qu'on avancera avec de la jalousie et du mépris. Soyons ouverts et consructifs au lieu de dénigrer

  • Posté par Lambert Louis, mardi 20 octobre 2020, 16:52

    Je ne peux qu'abonder dans le sens de la plupart des commentaires: mes parents ont eu 18 et 20 ans en 1940, ils ont subi l'occupation allemande, le froid, la faim et un couvre-feu autrement plus sévère que maintenant puisqu'on risquait sa vie si on était arrêté et que les Allemands décidaient de fusiller quelques otages cette nuit-là. Cela n'a pas empêché cette génération d'étudier (dans des conditions autrement plus difficiles que confortablement assis devant un écran), de relever le pays, de bâtir la Sécurité sociale, etc. Alors quand on voit les prétendus "sacrifiés" d'aujourd'hui entasser des bacs de Stella dans leurs "kots", ils ne me font vraiment pas pitié !

  • Posté par Bertrand Luc, mardi 20 octobre 2020, 12:27

    Ils n'ont pas encore commencé à vivre et se plaignent déjà ! ça promet pour l'avenir

  • Posté par lamine jenny, mardi 20 octobre 2020, 12:02

    Arrêtez de plaindre les jeunes, c'est une belle leçon de vie car depuis qu'ils sont nés ils vivent sur du velours et ne connaissent pas la dure réalité de la vie, tout devient trop facile et ils ont tout ce qu'ils veulent. Que doivent dire les aînés eux qui avaient 20 ans durant la dernière guerre mondiale Que les jeunes se taisent et qu'ils suivent les consignes imposées par la pandémie Certains de ces jeunes seront les dirigeants de demain: je ne veux pas voir cela

  • Posté par BINAME Robert, mardi 20 octobre 2020, 10:09

    Mr De Munck se plante. Toutes les générations souffrent de cette pandémie a un titre ou a un autre. Alors arrêtez vos lamentations et soyez positif! Nous traversons une période dangereuse, mais c est en restant discipliné par rapport aux exigences sanitaires que nous nous en sortirons le plus vite.

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