Accueil Économie Entreprises

Coronavirus: 200 licenciements au lieu de 106 au sein du personnel de cabine de Ryanair

200 emplois sont menacés contre 80 puis 106 en juillet, ont appris les syndicats ce lundi après-midi.

Temps de lecture: 2 min

Ce ne sont plus 106 emplois qui sont menacés parmi le personnel de cabine de Ryanair, mais bien 200, ont appris lundi les syndicats via une webcast de la compagnie à bas coûts avec son personnel. Il y a plus d’un mois, Ryanair avait déjà annoncé que le nombre d’emplois menacés avait augmenté, de quelque 80 postes en juillet à 106 licenciements de membres du personnel de cabine et de 66 pilotes.

Les syndicats ont souligné que cette troisième annonce intervenait alors que la phase 1 de la procédure Renault était pleinement en cours.

« Mépris vis-à-vis des législations belges et européennes »

«Les violations flagrantes de lois en Belgique et en Europe commises par Ryanair ne connaissent aucun précédent», ont indiqué les syndicats en front commun. La compagnie «montre à nouveau son mépris vis-à-vis des législations belges et européennes en matière de restructuration».

La CNE et ACV Puls ont appelé le ministre compétent Pierre-Yves Dermagne (PS) et l’Inspection sociale à prendre leurs responsabilités afin de faire respecter la loi à Ryanair.

266 emplois menacés au total

Du côté des pilotes, la compagnie n’a pas annoncé de licenciement supplémentaire. Au total, la branche belge de l’entreprise irlandaise supprimerait donc 266 emplois. La réduction d’effectifs concernerait tant l’aéroport de Charleroi que celui de Bruxelles.

Lors de l’annonce de septembre, Ryanair avait indiqué avoir essuyé de plus lourdes pertes qu’attendu en raison de la crise provoquée par le coronavirus.

L’entreprise emploie un peu plus de 500 personnes en Belgique, dont la majeure partie à l’aéroport de Charleroi.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par Clodong André, mardi 20 octobre 2020, 6:34

    En trente ans, Ryanair est devenue la plus grande compagnie aérienne européenne, permettant à des millions de voyageurs de parcourir l'Europe à très bas prix. On ne peut tout avoir. Avant Ryanair, le voyage aérien était un luxe.

  • Posté par André LAMBERT, lundi 19 octobre 2020, 22:23

    On n'a que beaucoup trop longtemps fait un pont d'or à cette compagnie gérée par un exploiteur hors-pair. Elle devrait être complètement boycottée des aéroports européens.

  • Posté par Lafarce P.H., lundi 19 octobre 2020, 22:10

    Pour certaines compagnies parmi lesquelles Ryanair, il est grand temps que nos décideurs politiques se posent la question ce que celles-ci apportent en termes de plus-value pour notre pays. Monsieur O'Leary a bien compris la concurrence malsaine entre pays de l'UE et exploite cette concurrence à fonds afin d'obtenir des subsides dont les PME belges ne peuvent que rêver. Ce qui a été crée en Belgique, l'a été à 85% avec des fonds belges pendant que Monsieur O'Leary s'est offert quelques jolis cheveux de course supplémentaires pour son écurie de milliardaire. J"aimerai bien savoir ce que les sociétés de Monsieur O'Leary ont payé en impôts depuis qu'ils sont en Belgique. Ca pourrait donner des idées à Monsieur Donald Trump ?

  • Posté par Capiaux Alain, mardi 20 octobre 2020, 9:54

    Lafarce: Ryanair paie des impôts et ne reçoit pas de subsides, elle est bien gérée et fait des bénéfices, bénéfices taxés en Irlande. Ryanair n'a pas demandé d'aide aux états comme l'ont fait Brussels airlines, Lufthansa, air France et bien d'autres, aide de plusieurs centaines de millions d'Euros. Je suis persuadé que si Ryanair reçoit le même montant d'aide que Brussels airlines elle ne devra pas licencier !

Plus de commentaires

Aussi en Entreprises

Voir plus d'articles
La Une Le fil info Commentaires Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs