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Achats sur plans: les bonnes pratiques

Grâce à la loi Breyne, l’achat immobilier sur plans est aujourd’hui très encadré et sécurisé. Mais pour éviter les déconvenues à la réception du bien, mieux vaut être attentif à certains détails.

Temps de lecture: 3 min

Si vous souhaitez investir dans l’immobilier neuf, l’achat sur plans se répand comme une tache d’huile et présente de sérieux avantages. Plus on investit tôt dans un projet, plus il est en effet possible de choisir ses finitions, voire de réaliser quelques modifications comme le déplacement d’une cloison, l’ajout d’un dressing, l’agrandissement d’une chambre, etc. « Acheter sur plans est aussi nécessaire si l’on souhaite avoir le choix, notamment au niveau de l’orientation et l’étage du bien », ajoute Christophe Hendrix, administrateur délégué de l’Immobilière Hendrix. « Chez nous en Brabant wallon, la commercialisation des projets débute en effet dès l’obtention du permis, et plus de 50 % des logements sont généralement réservés avant que l’appartement ou la maison témoin ne sorte de terre. »

Certains acheteurs se montrent toutefois encore réticents par rapport à la vente sur plans, souvent parce qu’ils ignorent à quel point elle est sécurisée. La loi Breyne encadre, en effet, ce type d’acquisition et apporte différentes garanties. « L’acompte et toutes les sommes payées progressivement sont bloquées chez un notaire », illustre Jean-Sébastien Lebutte, responsable département immobilier neuf au sein de l’agence Trevi Namur. « De plus, le paiement des tranches successives au cours de l’avancement des travaux se fait uniquement si l’architecte a certifié que tout a été réalisé conformément à ce qui est prévu. »

Outils virtuels

La loi Breyne offre donc diverses garanties au niveau légal, ce qui n’exclut pas d’être attentif à d’autres points lors d’un achat immobilier sur plans. Comme l’acheteur n’a pas la possibilité de visiter son futur bien, le principal risque est celui d’être déçu. Heureusement, les promoteurs et agents immobiliers utilisent de plus en plus d’outils qui permettent aux acquéreurs de se projeter : visuels, vidéos, simulations 3D, etc.

Cela n’exclut toutefois pas de se rendre sur place… « Même si le chantier est en cours ou n’a pas débuté, il est essentiel de voir le terrain pour analyser l’environnement, observer comment le soleil évolue au fil de la journée et selon les saisons, ou encore bien visualiser l’emplacement du logement sur le site », précise Christophe Hendrix.

L’acheteur doit aussi porter une attention toute particulière au cahier des charges car, en plus de préciser les délais de livraison, « c’est lui qui définit le bien tel qu’on le reçoit », souligne Jean-Sébastien Lebutte. « En fonction des projets, il peut exister de grosses différences au niveau des installations techniques choisies, mais aussi des finitions et matériaux prévus, des budgets alloués pour les cuisines et sanitaires, etc. « Sur base de ce cahier des charges, l’acheteur pourra notamment calculer et comparer les prix entre projets », ajoute le spécialiste.

Attention aux suppléments

Le prix de base d’un logement neuf est en effet généralement majoré de suppléments comme la TVA, les frais de raccordement, l’acquisition éventuelle d’un garage ou parking… Les comparaisons de tarifs doivent donc s’effectuer en tenant compte de ces données, mais Christophe Hendrix souligne qu’« au sein d’un même projet, il n’y a pas de différences de rapport qualité/prix. Par contre, les tarifs varient selon la taille du bien et sa situation. Le prix est par exemple plus élevé pour une orientation au sud ou un appartement dans les étages plus élevés. »

Enfin, il faut savoir que le promoteur a une importance relative. Jean-Sébastien Lebutte précise en effet qu’« un même développeur peut construire des projets avec des positionnements et donc des niveaux de qualité différents. » Comme le souligne Christophe Hendrix, il est toutefois utile de se renseigner sur l’expérience et la fiabilité du promoteur et du constructeur.

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1 Commentaire

  • Posté par Desmet Marc, mardi 20 octobre 2020, 19:40

    Attention ... Victime de malfaçons nous avons demandé des réparations qui n'ont jamais été effectuées, l'entreprise s'est mise en faillite et a été "reprise" par une autre dont l'ancienne patronne s'est retrouvée comme par hasard dans la direction. Ils font faillite et recommencent sous un autre nom en nommant un "gugus" à la tête de l'entreprise, mais c'est toujours le même qui commande réellement. Méfiez-vous la loi Breyne et la garantie décennale sont allègrement bafouées par certains "entrepreneurs" ... et un avocat ça coûte très cher et ça dure longtemps.

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