Paddock: «Des 24 Heures plus confortables mais moins faciles pour les pilotes», estime Christian Loriaux

Christian Lorieux et Maxime Soulet, il y a 4 ans au Circuit Paul Ricard.
Christian Lorieux et Maxime Soulet, il y a 4 ans au Circuit Paul Ricard. - P.N.

Pour cause de coronavirus, les 24 Heures se dérouleront ce week-end et non au cœur de l’été. Qu’est-ce que cela change?

Il y a d’abord un point très positif: la température! Les moteurs vont refroidir beaucoup plus facilement et les pilotes ne devront pas évoluer dans des saunas sur roues comme c’est trop souvent le cas fin juillet. Dans l’habitacle de nos GT3, le mercure peut facilement grimper à 50, voire 60 degrés. Ce qui altère les réflexes même quand les pilotes sont bien entraînés. Donc, sur ce plan, cette 72e édition sera plus confortable.

Et du côté négatif?

Les bolides risquent d’être moins faciles à piloter dans les premières minutes, précisément parce que l’asphalte sera particulièrement froid. Peut-être pas en sortant des stands où les gommes auront bénéficié de couvertures chauffantes efficaces mais en cas d’intervention de la voiture de sécurité. Là, les bolides vont se «traîner» et les pneus vont sérieusement refroidir. Quand la Safety Car s’écartera, la relance de la course risque d’être agitée. Je me demande aussi comment les pneus vont réagir si la température descend sous les 5 degrés. Le fournisseur officiel du championnat ne nous propose pas une gomme spécifique pour cette édition automnale. Il faudra utiliser les pneus de juillet. Le seul avantage, c’est que tout le monde sera sur le même pied d’égalité.

Et des neutralisations de la course, on risque d’en vivre beaucoup…

Sans doute. On aura droit à quatre heures d’obscurité en plus. S’il pleut, quelques gentlemen drivers vont se demander ce qu’ils font là. À cette époque de l’année, le brouillard risque aussi de s’inviter. J’imagine que la direction de course y sera sensible et agira en conséquence.

L’an passé, vous aviez réagi à la balance des performances imposée aux Bentley. Comment se présente cette édition?

Il est impossible de se prononcer tant que les qualifications ne sont pas terminées. On ne sait pas où se situeront les voitures de la concurrence. Quant à nos Continental GT3, j’estime qu’elles embarquent trop de lest. Si la piste est mouillée, ce sera compliqué de tenir la cadence des voitures les plus rapides.

Vous avez été longtemps impliqué en WRC. Qui sera champion cette année?

Elfyn Evans possède un avantage de 14 points sur Sébastien Ogier. S’il ne commet pas d’erreur, il sera sacré. Il n’est pas là par hasard, il réalise une très bonne saison. C’est aussi un redoutable pilote sur asphalte.

 
 
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