Affaire libyenne: le nouveau gouvernement ne va pas dans le sens du prince Laurent

Vincent Van Peteghem, ministre des Finances.
Vincent Van Peteghem, ministre des Finances. - Belga.

Pas de « dégel » de la situation en vue pour le frère du Roi. On sait qu’une ex-ASBL du prince Laurent, GSDT, est en droit de réclamer à l’Etat libyen un dédommagement. Plus de 47 millions d’euros, pour être précis. La justice belge ayant définitivement donné raison à GSDT, après que la Libye avait, en 2010, unilatéralement rompu un contrat de reboisement de la côte du pays de feu le colonel Kadhafi. Mais voilà, depuis plusieurs années, le liquidateur de GSDT ne parvient pas à obtenir cet argent.

Une issue est sur la table : il faudrait que le gouvernement belge notifie son intention au comité des sanctions de l’ONU d’aller puiser la somme sur les comptes gelés en Belgique depuis 2011 du fonds souverain LIA (Libyan investment authority). Le règlement onusien le permettrait, selon diverses sources comme l’ex-ministre des Affaires étrangères, Philippe Goffin (MR), ou le président du tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles, rapporte le député CDH Georges Dallemagne. Ce dernier interrogeait à ce sujet mardi le ministre des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V).

Douche froide pour Laurent et les siens, citant son administration, M. Van Peteghem estime au contraire « qu’il existe de sérieuses objections juridiques » à notifier le comité des sanctions de l’ONU. Sans plus de justifications. « On a l’impression que l’administration des Finances pense mieux connaître le droit que les juristes eux-mêmes. C’est incompréhensible », estime M. Dallemagne.

 
 
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