La saga ZenTech n’est pas terminée: l’État n’a toujours pas payé

La saga ZenTech n’est pas terminée: l’État n’a toujours pas payé

Non, la saga ZenTech n’est pas terminée. Le nouveau gouvernement d’Alexander De Croo a hérité de cette épine dans le pied qui a beaucoup agacé Maggie De Block (VLD) quand elle était ministre de la Santé et Philippe De Backer (VLD) en charge de la stratégie de testing, tout au long de la première vague. C’est ce dernier qui avait passé commande de 3,65 millions de tests sérologiques rapides (une piqûre au bout du doigt pour savoir si on a développé des anticorps après une infection au coronavirus), avant de changer d’avis au mois juin, alerté sur la trop faible sensibilité de ces tests.

Sauf qu’un contrat avait été signé entre l’État et la société liégeoise en avril. Qualité douteuse ou pas, les tests avaient été produits dans les délais. Il a donc semblé logique au juge du tribunal des référés d’exiger que l’État paie des dédommagements pour les frais avancés par ZenTech. Le montant avait été fixé à 6,5 millions d’euros et validé dans une transaction à l’amiable.

Un compteur à 10.000 euros par jour

Plus d’un mois après le jugement, ZenTech n’a toujours rien reçu et le fait savoir dans un communiqué de presse. « Contrairement aux déclarations du ministre De Backer à la Chambre et dans les médias dans la semaine qui a suivi, cette convention à l’amiable n’a cependant été ni signée ni mise en œuvre par l’État belge malgré l’accord de l’Inspection des Finances et du ministre fédéral du Budget. »

Le nouveau ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (SP.A), aurait aussi été sollicité sans succès. « Le courrier adressé au nouveau ministre de la Santé est resté lettre morte », indique ZenTech qui a donc décidé de faire procéder à la signification de l’ordonnance. Cela veut dire qu’un huissier a été saisi afin que l’État mette en œuvre le contrat ou paie une astreinte de 10.000 euros par jour de retard. Le compteur va commencer à tourner.

 
 
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