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Professeur décapité en France: «C’est un combat idéologique que doit mener l’école»

Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, alertait depuis longtemps sur le danger. Après l’attentat de Conflans, il redoute l’autocensure des profs. Mais ne relâche pas le combat.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 6 min

Avant la décapitation de Samuel Paty, il venait de publier un livre retentissant : « Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école » (Éditions Hermann). Voilà plus de quinze ans que Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, alertait sur le phénomène. Mais ses rapports étaient restés sans grande suite.

Peut-on mesurer l’étendue de l’influence de l’islamisme à l’école ?

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7 Commentaires

  • Posté par Roland Douhard, vendredi 23 octobre 2020, 10:53

    Je remarque que la décapitation d'un professeur qui ne faisait que son difficile et beau métier ne bouleverse guère les politiques et les médias belges. Visiblement, cet attentat islamiste met mal à l'aise, il gêne une série de personnages non comptables des vies sacrifiées. En France, il a fallu du temps pour que les mots islam radical ou islam politique soit assumés. Il aura fallu de multiples assassinats barbares pour qu'on accepte de mettre ces mots sur le véritable problème. Il semble que la mort tragique de Samuel Paty soit déclencheur dans l'Hexagone d'une colère salutaire ainsi que d'une ferme réaction tous azimuts. En Belgique, on en est loin, très loin. Pourtant, ce pays a vécu aussi des attentats islamistes, au Musée juif, à Zaventem, à Maelbeek, à Liège notamment. On ne peut s'empêcher de penser que ce quasi silence est celui d'hommes et de femmes soumis depuis trop longtemps au dénis, au négationnisme. Social-démocrate, je n'ai pas peur de dire que le problème vient essentiellement de la gauche, d'intellectuels de salon, engoncés dans le dogme de l'islamo-gauchisme; de certains magistrats et avocats, prompts à couvrir de leur théorie droits-de-l'hommiste aveugle toutes les dérives, toutes les paroles et tous les actes inhumains; de politiciens et politiciennes davantage l'oeil rivé sur les sondages, l'électoralisme et le communautarisme que sur la sécurité des citoyens. Pendant combien de temps encore les gens du PTB, de courants au sein d'Ecolo et de la gauche du PS vont nous tromper sur l'origine du mal ? Bien sûr, la grande majorité des musulmans, à défaut de condamner fermement, sauf quelques exceptions, ne se reconnait pas dans l'idéologie islamiste. Mais de nombreuses minorités, qui ne sont nullement marginales, contrairement à ce qu'affirment les beaux esprits, agissent au vu et au su de services de renseignement privés de moyens suffisants à la hauteur des défis et des dangers, au nez et à la barbe de nombre de politiciens qui regardent ailleurs. C'est ainsi que vécurent la ville de Verviers et la commune de Molenbeek. Nous laissons la jeunesse aux mains d'imams auto-proclamés, formés à la haine, à l'étranger ou en Belgique, dans des centres directement ou indirectement dirigés par des Frères musulmans et des salafistes. Faudra-t-il aussi qu'il y ait un enseignant massacré dans sa classe ou devant son école pour qu'enfin notre classe politique se décide à prendre le taureau par les cornes ? Je dis attention, il est moins cinq ! Ils sont des dizaines de milliers, voire davantage, à dire que la charria est supérieure à la loi civile, à nier l'égalité entre les hommes et les femmes, à refuser la liberté d'expression, à vouloir imposer à leur entourage un mode de vie médiéval, à faire le chantage au racisme ou à l'islamophobie dès lors que l'autorité publique (il y en a) refuse des accommodements non raisonnables, en fait, inacceptables, à infiltrer nos universités, nos écoles pour que nous vivions un jour dans un trou noir de leur idéologie religieuse. Comme en France, nous devons réagir avec les armes de la démocratie, mais sans naïveté, sans tabou et avec la plus grande rigueur. Certains musulmans éclairés montrent la voix. Ils ne cessent de dénoncer le séparatisme, l'islam politique et ses innombrables ramifications. Ils sont souvent menacés et se sentent bien seuls dans ce combat. Parce que nous intervenons mollement, voire pas du tout. Pendant que la pandémie de la covid poursuit son oeuvre sinistre, l'actualité continue. La guerre totale que l'islamisme nous a déclaré n'est pas à l'arrêt. Ils n'ont pas déposé les armes. Nous étions et sommes prévenus. Sans réaction, là est notre grande fragilité, là est la faute, là où éclateront les drames de demain.

  • Posté par Palumbo Pietro, vendredi 23 octobre 2020, 12:03

    Rien à ajouter. Tout est dit. Merci.

  • Posté par Nijs Eric, jeudi 22 octobre 2020, 22:13

    Voila ou nous a mene le clientelisme du PS.

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 22 octobre 2020, 19:23

    Pas qu à l école il y a un énorme travail, une énorme reprise en mains de certaines personnes qui doivent apprendre le mot devoir avant le mot droit, et remettre devla ordre dans ces quartiers gangrenés par l islamisme, si ils ne sont pas satisfaits avec notre mode de vie qu ils se cassent

  • Posté par Pablos Gino, jeudi 22 octobre 2020, 18:25

    "Chez" nous,pardon

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