Marius Gilbert sur un reconfinement généralisé: «Je pense qu’on n’a pas le choix»

Marius Gilbert sur un reconfinement généralisé: «Je pense qu’on n’a pas le choix»
Hatim Kaghat

Cela va être difficilement incontournable si on ne veut pas aboutir à une situation de saturation hospitalière comme en Italie. On vient de passer en phase 2A, après il y a la phase 2B. Et puis après c’est tout. » Marius Gilbert, invité au JT de la RTBF, n’y va pas par quatre chemins lorsqu’on lui demande si un reconfinement généralisé est nécessaire en Belgique.

« Je pense qu’on n’a pas le choix. Plus on intervient tôt, plus l’impact de l’intervention sera important. On ne va pas y échapper si on veut éviter ce genre de situation comme en Italie lors de la première vague . »

Le scientifique appelle à une mobilisation générale. Il demande aux professeurs, aux influenceurs de se faire le relais pour toucher « toutes les poches de la société. »

« Je suis très inquiet, je ne suis pas le seul, et ceux au front sont désespérés. On va vers une situation de type catastrophique si une décision rapide n’est pas prise. »

Le nombre de personnes admises en une semaine à l’hôpital pour cause de coronavirus avait progressé mercredi de 88 % par rapport à la semaine précédente, à 319 en moyenne par jour, ressort-il jeudi du rapport épidémiologique de l’Institut de santé publique Sciensano.

La moyenne de la semaine précédente était de 169,7 admissions par jour. Mercredi, 3.274 lits étaient occupés par des patients covid, soit 84 % de plus que sept jours plus tôt, dont 525 en soins intensifs (+68 %).

Les cas confirmés ont eux progressé de 75 % d’une semaine à l’autre, à 9.693 en moyenne quotidienne. Depuis le début de la pandémie en mars, 24.364 ont été hospitalisées à la suite d’une contamination au Covid-19.

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