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Robert Boyer: «L’Union européenne joue désormais son existence»

La pandémie n’a pas créé de table rase qui offrirait l’opportunité de penser un monde d’après idéal ; elle a renforcé le capitalisme des Gafa et le capitalisme d’Etat chinois, prévient l’économiste français Robert Boyer.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 10 min

La pandémie met rudement à l’épreuve nos systèmes politiques, économiques et sociaux. L’espoir d’un retour rapide au « monde d’avant » – la reprise en « V » – a fait long feu. La crise dure – et les différents pays européens se sont engagés dans un reconfinement partiel. L’espoir, initialement porté par de nombreux citoyens, de voir éclore un « monde d’après » plus respectueux des hommes ou de l’environnement laisse progressivement la place à une désillusion certaine. Au vrai, on ne sait plus trop quoi penser. Parce qu’il nous manque un cadre d’analyse adapté, explique l’économiste français Robert Boyer. La théorie de la régulation, qui analyse la dynamique de long terme des capitalismes (au pluriel) et dont il est l’un des pères fondateurs, peut nous aider à relever ce défi. Ecrit « à chaud », son dernier ouvrage, Les capitalismes à l’épreuve de la pandémie (aux Editions La Découverte), offre une boussole utile en ce temps où l’incertitude est devenue radicale.

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7 Commentaires

  • Posté par Pire Bernard, lundi 4 janvier 2021, 9:49

    Assez d'accord avec cette analyse... Les Gafa ont pris une place essentielle dans nos économies et agissent comme des quasi Etats. La Chine monte en puissance, détricote les accords qui ne lui conviennent pas (comme le statut démocratique de HongKong hérité des Anglais, par exemple...) et se forge une force militaire qui dépasse ses besoins de défense. Je ne parle même pas de ses attaques cyber et de son espionnage tous azimuts. Nos Etats, quant à eux, ont laissé tomber des pouvoirs régaliens - comme les soins de santé - au profit du privé, en arguant d'une meilleure efficacité mais surtout parce qu'ils sont désespérément pauvres et mal gérés. Quant à l'Europe, elle a encore montré sa désunion à l'occasion de la pandémie... et sa crédibilité est largement entamée par les recyclés de la politique nationale qui hantent ses couloirs... L'Allemagne en est le moteur (au propre et au figuré...) mais, au final, l'Europe n'est-elle pas entièrement tournée vers la satisfaction de ses besoins industriels ? Où en est l'idée européenne, avec une justice sociale et une politique orientée vers la personne et non vers les intérêts industriels ? Enfin, les préoccupations écologiques ont disparu au profit des inquiétudes de santé mais la réalité ne s'est pas évanouie pour autant... Bref, on voit les prémices d'un changement radical et imminent. Encore faut-il savoir dans quel sens ils se produira. Et là, je suis perplexe... et inquiet.

  • Posté par Hubert Wynands, samedi 24 octobre 2020, 21:15

    Quelle UNION Européenne ?

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, samedi 24 octobre 2020, 20:47

    La pandémie va détruire le néo libéralisme ! Tant mieux !

  • Posté par Albin S. Carré, vendredi 23 octobre 2020, 20:56

    Le néo-libéralisme détruira tout!

  • Posté par LIENARD NORBERT, vendredi 23 octobre 2020, 17:33

    Faut pas rêver, ils sont accrochés à leurs avantages financiers comme une moule à son rocher

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