Coronavirus en Flandre: «Il faut d’urgence restreindre au strict minimum les contacts sociaux», selon la gouverneure d’Anvers

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: couvre-feu à Anvers, juillet 2020
Image d’illustration : couvre-feu à Anvers, juillet 2020 - Belga

Pour la gouverneure d’Anvers, Cathy Berx, il faut d’urgence durcir les mesures. Les contacts sociaux doivent être significativement restreints, au plus strict nécessaire, a-t-elle déclaré lundi soir dans De Afspraak sur Canvas. Le gouvernement flamand se réunit mardi soir pour envisager de nouvelles restrictions.

Il est déjà minuit et cinq, selon la gouverneure. «Il est urgent de se réunir pour aller plus loin dans les mesures.» La gouverneure d’Anvers craint pour la situation dans le secteur des soins. «Les lits à disposition, c’est une chose, mais il faut des êtres humains pour soigner.»

Concernant les mesures déjà prises, elle évoque des «gouttes d’eau sur une plaque chauffante». «Malgré tous les signaux, les gens continuent à organiser des fêtes, se voient régulièrement, vont dans des centres récréatifs intérieurs. Il y a également la problématique des gens qui ont des symptômes et qui vont tout de même en consultation chez leur médecin, et qui contaminent le praticien. Et là c’est le début de la fin», affirme-t-elle.

«C’est ce que fait le virus: contaminer des gens, les rendre malades et les tuer.» Il faut d’urgence «restreindre au strict minimum les contacts sociaux».

Les bourgmestres limbourgeois montent aussi au créneau

Les bourgmestres du Limbourg réclament unanimement un renforcement des mesures anti-covid en Flandre, mais ils ne souhaitent pas de confinement, a-t-on appris lundi auprès du cabinet du gouverneur de la province, Jos Lantmeeters, au terme d’une réunion par visioconférence.

Réponse mardi soir  ?

Aucune nouvelle mesure n’a été annoncée au niveau limbourgeois, dans l’attente du conseil des ministres extraordinaire du gouvernement flamand convoqué pour ce mardi à 18h.

Mais pour les bourgmestres, il est clair que la Flandre doit renforcer ses mesures comme l’ont fait la Wallonie et Bruxelles ces derniers jours.

Pression sur Jan Jambon

Le ministre-président flamand Jan Jambon avait paru réticent dimanche encore à prendre des mesures supplémentaires, mettant en garde contre toute «exagération». «Je ne vais pas commencer à asperger ma maison aujourd’hui parce qu’un incendie va peut-être y éclater la semaine prochaine», avait-il relativisé dans l’émission De Zevende Dag (VRT). Mais il a revu cette position dès lundi midi à l’examen des derniers chiffres et de nouveaux avis des virologues.

 
 
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