Ecoles secondaires: deux pistes sur la table pour l’après Toussaint

Ecoles secondaires: deux pistes sur la table pour l’après Toussaint
Belga

Le basculement vers l’enseignement à distance, décidé en urgence ce dimanche soir, aura davantage l’allure d’une répétition générale pour l’avenir que d’une véritable numérisation de l’école.

Car, à entendre les autorités répéter depuis des semaines que fermer les écoles serait la dernière chose à faire, à les voir arranger les modalités de l’enseignement en code orange pour préserver cette ligne coûte que coûte… plus personne dans le secteur n’imaginait revivre de sitôt la situation du printemps dernier.

Et pourtant, nous y voilà, un rapport d’analyse commandé par la Flandre à propos de son propre enseignement a trouvé à s’appliquer dramatiquement à la situation francophone.

Face à l’aggravation de la situation, la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de basculer l’ensemble de l’enseignement secondaire dans un mode distanciel à partir de mercredi. Les vacances de Toussaint, prévues normalement du 2 au 6 novembre prochains, avaient déjà été prolongées jusqu’au 11 novembre inclus.

La ministre Désir rencontrera les acteurs de l’école ce jeudi pour évoquer les modalités d’organisation de la rentrée scolaire à l’issue du congé de Toussaint, prolongé cette année jusqu’au 11 novembre en raison de la crise sanitaire.

Les directions d’écoles secondaires ont besoin de savoir rapidement à quoi s’en tenir pour organiser au mieux cette reprise des cours.

Deux pistes sont sur la table : soit la poursuite d’un enseignement 100 % à distance, soit la mise en œuvre d’un enseignement hybride, fait d’une alternance de jours en classe, et de jours d’enseignement à distance, comme prévu dans le protocole arrêté en juin dernier avec les différents codes couleurs.

Nul ne sait à cette heure si la pandémie va imposer la formule de l’enseignement à distance comme la norme de ces prochains mois. « Or », dit Étienne Michel, directeur général du réseau libre, « c’est la vraie question du moment. Il faut réfléchir sérieusement à la manière d’envisager la période post-vacances de Toussaint. Pour cette date, l’autorité devra avoir déterminé le fonctionnement précis : à quelles conditions, à quel rythme, dans quelles circonstances le travail présentiel peut rester possible. »

Julien Nicaise, administrateur délégué du pouvoir organisateur WBE, précise : « Le vrai défi c’est effectivement l’après 11 novembre, et le fait de voir la situation sanitaire s’améliorer ou non. Sinon, il faudra assurer une hybridation des apprentissages plus longue dans la durée avec toutes les limites qu’elle présente parce qu’elle n’est pas possible partout sur le long terme. »

Pour aller plus loin >> École à distance : la difficile mutation vers le numérique

 
 
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