Ligue des champions: couvé à Manchester City, Angelino éclot à Leipzig

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La semaine dernière, cette boule d’énergie de 23 ans et d’1,71 m formée à City a crevé les écrans avec deux buts somptueux contre le champion de Turquie Basaksehir (2-0).

« Son premier but, on s’approche de la classe mondiale », a lâché son entraîneur Julian Nagelsmann, qui a fait de lui l’un de ses hommes de base depuis son arrivée en janvier dernier, en prêt du club de Pep Guardiola.

Cette confiance, l’ancien international espoir espagnol, reconnaissable sur le terrain à son crâne rasé, l’apprécie plus que tout : « A moi, qui avais très peu joué à City, Nagelsmann m’a fait confiance dès le premier jour », a-t-il témoigné en août, pendant le Final-8 de Ligue des champions.

« Ici on m’a permis de m’exprimer, on ne te limite pas, on te laisse faire ce que tu as envie de faire », ajoute-t-il. « Nous croyons aux idées de notre entraîneur, nous aimons la façon dont il nous fait jouer ».

« Un grand gamin »

Son coach, pourtant avare de flatteries, lui a retourné le compliment cette semaine, après son doublé en Ligue des champions : « Il incarne le type de joueur que j’aime, parce qu’il est capable de jouer à plusieurs positions sans problème d’adaptation. Il peut évoluer à trois, quatre postes différents ».

« C’est un très bon joueur de football qui veut toujours gagner, gagner, gagner et avoir la balle dans les pieds. C’est un grand gamin, presque aussi sale gosse que moi », ajoute, avec malice, le technicien de 33 ans.

Nagelsmann reconnaît aussi, dans la polyvalence de son joueur, la patte du coach des Citizens Pep Guardiola : « Il était entre les mains d’un excellent entraîneur, il est super bien formé », dit-il.

« Les derniers mois avec Guardiola, je me suis beaucoup amélioré », reconnaît lui-même Angelino, « je sens que quelque chose me rend maintenant plus confiant quand j’ai la balle ».

Et d’ajouter spontanément : « Nagelsmann, c’est incroyable à quel point il ressemble à Pep pour les entraînements. En général, ils ont toujours la clé des matchs et savent préparer quelque chose de spécifique qui fonctionne contre l’adversaire du jour ».

Dix-huit millions d’euros

En Allemagne, cet arrière latéral de formation a pu laisser s’épanouir ses qualités offensives. Avec la défense centrale à trois du RB, les joueurs de couloirs sont en effet très libres de jouer haut et le départ du buteur Timo Werner a libéré de l’espace dans l’axe, là où Angelino est venu marquer ses deux buts en C1.

Ce doublé a porté son total de buts à quatre déjà cette saison. Soit autant en dix-sept jours qu’en quatre ans de carrière dans cinq clubs différents (New York City FC, Majorque, NAC Breda, PSV Eindhoven, Manchester City), où il a le plus souvent été prêté par City, qui l’avait recruté à l’âge de 16 ans.

Cette fois, Leipzig dispose d’une option d’achat de 18 millions d’euros qui semble faire très envie à Nagelsmann : « Il n’y a pas tant de joueurs que ça en Europe sur sa position », assure le coach, « nous serions donc bien avisés de tout essayer pour le faire signer. »

Sur son futur contrat, on lira peut-être son nom d’état-civil « José Ángel Esmoris Tasende ». Un nom que le jeune homme a décidé de ne pas utiliser dans sa vie de footballeur.

Pour les fans, les sites officiels et les commentateurs, il ne veut être que « Angelino », le petit Ange : un simple prénom, au parfum de Brésil, le pays de ses modèles de jeunesse Roberto Carlos et Marcelo.

 
 
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