Accueil Opinions Éditos

Coronavirus: une leçon d’humilité en cinq points pour le monde politique

Les décisions trop tardives jumelées au relâchement dans le respect des consignes par la population face à un virus indomptable se traduisent en hospitalisations records désormais, en morts et font exploser nos hôpitaux.

Article réservé aux abonnés
Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

En quelques jours, c’est une sacrée leçon d’humilité que le monde politique belge a reçue, à tous niveaux de pouvoir. La Flandre et son ministre-président ont été ce mardi les derniers à « atterrir », forcés d’adopter des mesures qu’ils avaient refusées vendredi dernier, prises en panique le week-end par les autres Régions. Plus jamais ça : il serait insensé que les erreurs commises se répètent dans les jours à venir. La leçon d’humilité comporte 5 volets :

1) Une épidémie ne s’arrête pas aux frontières d’un pays ou d’une région. Aujourd’hui, parfois certes avec un décalage, tous les pays européens vivent les mêmes maux, se posent les mêmes questions. La Flandre n’était pas plus immunisée que d’autres : elle est en feu, un peu plus tard certes, mais tout aussi gravement que Bruxelles ou la Wallonie.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

58 Commentaires

  • Posté par VAN EYCKEN Jeannine, samedi 31 octobre 2020, 10:56

    Dans l'unité des Belges dans le drame du covid 19, il me semble qu'il n'a pas prononcé la région germanophone qui, sans aucun doute, est également affectée par ce maudit virus. Un simple oubli sans doute.. Par contre, ila réussi à ramener "ensemble" le gouvernement flamand, une bonne chose, pour autant que cela continue. L'espoir fait vivre dit le dicton !

  • Posté par VAN EYCKEN Jeannine, samedi 31 octobre 2020, 10:56

    Dans l'unité des Belges dans le drame du covid 19, il me semble qu'il n'a pas prononcé la région germanophone qui, sans aucun doute, est également affectée par ce maudit virus. Un simple oubli sans doute.. Par contre, ila réussi à ramener "ensemble" le gouvernement flamand, une bonne chose, pour autant que cela continue. L'espoir fait vivre dit le dicton !

  • Posté par Heneffe Jean-marie , jeudi 29 octobre 2020, 10:30

    @Petre Eric. Depuis Sissa et le Roi Shiram au Ve siècle, on sait ce qu’une exponentielle veut dire. Mais pour l’avoir décelée dès juillet, il fallait un œil de lynx ! Soyons sérieux, pendant l’été on n’a eu qu’un bruit de fond comme diraient les sismographes. Une seule alerte fin août aux clusters bien identifiés.

  • Posté par Marlier Jacques, jeudi 29 octobre 2020, 0:21

    Eh oui! Il fallait tenir compte de la notion d'exponentielle. Pourquoi dès lors les journalistes n'ont-ils pas expliqué et illustré clairement cette notion? Un doublement des cas toutes les semaines en service de réa, cela fait (à partir du chiffre de 500 atteint le samedi 24/10): 500X2=1000 le 31/10; 1000X2=2000 le 07/11 (ce qui correspond au nombre maximum théorique de lits de réa en Belgique); et enfin 2000X2=4000 (ce qui est largement supérieur aux 2800 lits de réa qu'on pourrait essayer de bricoler, comme l'a révélé le journal de 20 h. de la RTBF, hier 28/10. Cela fait trois fois en quelques jours que j'ai demandé au Soir de donner ces explications simples (et trois fois que j'ai donné moi-même ces chiffres dans votre courrier des lecteurs).

  • Posté par Marlier Jacques, jeudi 29 octobre 2020, 1:46

    Une autre façon d'illustrer l'exponentielle? Reprenons le doublement d'occupation des lits de réa. Pour passer de l'occupation de 1 lit à celle de 50 lits, il faut près de sept semaines (1->2 au bout d'une semaine, puis 4, 8,16, 32, 64). Bof! 49 lits en sept semaines, cela fait une moyenne de 7 lits par semaine. On a donc tout le temps, non? Pas vraiment! Parce que pour passer de 50 à 400 (augmentation de 350 lits, cette fois-ci), il ne faut plus que 3 semaines (50->100 au bout d'une semaine, puis 200 et 400). L'augmentation moyenne passe à 120 lits par semaine, mais comme il reste 1600 lits (2000 moins 400), on peut "intuitivement" garder l'impression qu'on doit encore avoir encore 8 à 10 bonnes semaines devant soi pour "réfléchir", non? Aïe! Le piège s'est refermé (notamment sur le gouvernement régional flamand): pour passer de 500 au chiffre maximum de 2000 lits, DEUX semaines suffisent cette fois (500->1000, puis 1000 et 2000).

Plus de commentaires

Aussi en Éditos

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs