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Les hôpitaux belges tirent la sonnette d’alarme: «Renforcer les mesures de confinement est la seule solution»

Pour eux, ce n’est plus une option parmi d’autres mais bien « la seule solution pour tenter de limiter l’effondrement de notre système de soins ».

Temps de lecture: 2 min

Les hôpitaux belges ont appelé jeudi midi, dans une communication commune, à renforcer les mesures de confinement. Pour eux, ce n’est plus une option parmi d’autres mais bien « la seule solution pour tenter de limiter l’effondrement de notre système de soins ».

« La situation de nos hôpitaux est critique, nos soignants sont à bout et la propagation du virus ne donne aucun signe de ralentissement », soulignent les fédérations hospitalières du pays (Gibbis, Santhea, Unessa et Zorgnet-Icuro).

En effet, 743 patients atteints du Covid-19 ont été hospitalisés sur la seule journée de mercredi, d’après les dernières données de Sciensano, parues jeudi. Il s’agit du nombre d’admissions le plus élevé en 24 heures depuis le début de l’épidémie, alors que le précédent record datait de mardi seulement, avec 690 hospitalisations.

Sur les 5.924 patients hospitalisés mercredi pour une infection par le coronavirus – un nombre qui dépasse le pic d’hospitalisations de la première vague enregistré en avril –, 993 personnes étaient prises en charge aux soins intensifs. Les hôpitaux craignent dès lors la saturation de ces services dans les prochains jours. « Les derniers chiffres de Sciensano sont suffisamment éloquents. (…) Monsieur le Premier ministre, Messieurs les ministre-présidents, il n’est plus l’heure de tergiverser », martèlent les hôpitaux.

« Douloureux » pour l’activité économique du pays, le confinement est cependant « la seule manière efficace d’empêcher la propagation du coronavirus parmi la population et de ralentir, à terme, le nombre des hospitalisations », estiment les hôpitaux. Cela « peut faire la différence entre la vie et la mort de nos concitoyens, de nos proches ».

Pourtant, « c’est comme si nous prêchions dans le désert », déplore Margot Cloet, directrice générale de la coupole néerlandophone Zorgnet-Icuro. « Nous recevons du soutien de la part du monde universitaire, de la société. Mais du côté des politiques, c’est le silence radio. »

La directrice pointe en outre la cacophonie créée par les mesures variables prises aux différents niveaux de pouvoir ces derniers jours. « Nous attendons à présent un signal clair, venant non pas de l’un ou l’autre gouvernement, mais de tous les gouvernements, dont ce pays est riche… », souligne-t-elle. « Nous nous dirigeons vraiment vers des situations où les médecins doivent décider qui reste en vie et qui meurt. »

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10 Commentaires

  • Posté par Lefèvre Philippe, jeudi 29 octobre 2020, 18:50

    Selon le Dr Pascal Sacré, urgentiste, chaque année depuis 2012, les services de soins intensifs sont saturés à cette période par les maladies infectieuses respiratoires, et demandent des mesures pour y remédier. Pourquoi les politiques et leurs experts n'ont-ils pas anticipé la deuxième vague du covid attendue à l'automne ?

  • Posté par Raspe Eric, jeudi 29 octobre 2020, 18:58

    Voici ce que disait le Dr. Devos « Quand j’entends des gens minimiser les choses, quand je les entends certifier que les hôpitaux sont à saturation tous les hivers… je crois rêver… Bien sûr qu’il y a chaque année quelques jours difficiles mais jamais on n’a arrêté le programme opératoire ! C’est à la limite de l’injurieux pour le personnel soignant, ce n’est pas comme cela qu’on l’encourage »." https://plus.lesoir.be/333698/article/2020-10-24/hopitaux-le-week-end-de-tous-les-dangers Capito!!!!

  • Posté par COURARD DIDIER, jeudi 29 octobre 2020, 18:08

    Moi je me demande si on hospitalise pas un peu trop vite.... Tant que la personne ne présente pas de symptômes plus sévères qu'une grosse grippe, faut-il l'hospitaliser? Je n'affirme rien, mais je pose la question? Un rapide recensement des lits "classiques" occupés permettrait peut-être de renvoyer chez eux un certain nombre de malades modérés et de libérer des lits à transformer en lit de soins intensifs et de faire de même avec son personnel. Je pense que les médecins traitant devraient aussi jouer un rôle de filtre plus important pour réduire le nombre de patient envoyé vers les hôpitaux et mettre en relation virtuelle ces patients avec les médecins des hôpitaux pour une bonne médication à domicile.

  • Posté par Raspe Eric, jeudi 29 octobre 2020, 19:00

    Vous avez fait médecine pour porter ce jugement. Implicitement, il insinue que les médecins hospitalisent pour le plaisir de saturer leur hôpital ou de se remplir les poches. Ce serait plutôt l'inverse qui se produit.

  • Posté par Chevalier , jeudi 29 octobre 2020, 17:54

    On est déjà tellement confiné que je me demande ce qu'un confinement plus strict changera.

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