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Confinement: les librairies peuvent ouvrir

Le texte de l’arrêté ministériel ne laisse aucun doute : « les marchands de journaux et les libraires » bénéficient d’une dérogation, à l’instar des pharmacies et des stations-services.

Info « Le Soir » - Journaliste au service Culture Temps de lecture: 3 min

On laisse bien ouverts les Brico, nous devions aussi laisser ouverts les bricos de la culture et du cerveau », commente l’un des membres du gouvernement. Et la Belgique n’allait pas faire à nouveau un énorme cadeau à Amazon. Ce samedi matin, après ultime arbitrage, le gouvernement d’Alexander De Croo s’est donc accordé sur l’autorisation donnée aux librairies de demeurer ouvertes durant le confinement.

Le texte de l’arrêté ministériel -article 6, paragraphe deuxième - confirme cette ligne : « Par dérogation (...) les établissements ou les parties d’établissements suivants peuvent rester ouverts au public pour autant qu’ils offrent principalement des biens essentiels, et ce uniquement pour la fourniture de ces biens : les magasins d’alimentation, y compris les magasins de nuit ; les magasins de produits d’hygiène et de soins ; les magasins de nourriture pour animaux ; les pharmaciens, les marchands de journaux et les librairies ; les stations services et fournisseurs de carburants et combustibles, les magasins de télécommunication à l’exclusion des magasins qui ne vendent que des accessoires ; les magasins de dispositifs médicaux ; les magasins de bricolage ; les jardineries et pépinières ; les magasins de fleurs et de plantes ; les magasins en gros destinés aux professionnels mais uniquement au bénéfice de ces derniers ; les commerces de détail spécialisés qui vendent des tissus d’habillement ; les commerces de détail spécialisés qui vendent des fils à tricoter et des articles de mercerie ; les magasins de papeterie. »

Les librairies pourront donc rester ouvertes durant ce confinement, comme les autres commerces essentiels, avec les mêmes précautions sanitaires, et sans possibilité d’animations ou de maintien d’espaces de jeu.

Une imprécision durant le premier confinement

Pour mémoire, lors du premier confinement, une imprécision dans la coordination des textes avait brièvement laissé croire que « les librairies » resteraient ouvertes, selon la lettre de l’arrêté du 18 mars. Il n’en était rien, la version néerlandophone précisait « de krantenwinkels », les « marchands de journaux », et la version francophone devait bientôt restreindre l’autorisation aux seuls marchands de journaux.

Cette fois, il y a eu une très large convergence de vues au sein du gouvernement De Croo. Sur base d’une requête appuyée par la ministre de la Culture Bénédicte Linard (Ecolo), ce point qui n’a pas été discuté vendredi a été défendu samedi, notamment par un front uni des trois partis francophones MR, PS, Ecolo, et approuvé ce samedi comme un « signal important » à donner à la population pour l’aider à passer ce cap, une indication de la qualité de vie qu’il fallait préserver dans le respect des contingences sanitaires, et de la volonté du gouvernement De Croo et des entités fédérées de maintenir en vie cette forme de culture.

C’est un signal collégial : « Depuis le début de la pandémie, au-delà des mesures en matière sanitaire qui sont nécessaires et urgentes », précise au Soir le vice-premier Georges Gilkinet (Ecolo), « il nous semble essentiel également de développer une attention à l'égard des plus fragiles mais aussi au niveau de la santé mentale de tous les Belges. La culture a un rôle énorme à jouer en la matière. C'est pour ça qu'il nous semblait utile de permettre aux libraires de rester ouverts, dans des conditions de sécurité renforcées, évidemment. Parce qu'il n'y a rien de mieux que d'ouvrir un livre pour s'évader de la situation terrible que nous vivons. »

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21 Commentaires

  • Posté par THIRION CHRISTIAN, samedi 31 octobre 2020, 21:18

    Peut-être qu'en matière de culture, la musique, par exemple, peut aussi faire son effet. Pourquoi pas penser aux disquaires ???

  • Posté par Jo Gyy, samedi 31 octobre 2020, 22:29

    Il n'en reste plus beaucoup, hélas

  • Posté par Geurts Fabrice, samedi 31 octobre 2020, 19:47

    C'est du belge ! Avec de telles incohérences nous ne sommes pas prêts de nous en sortir. Les mesures françaises sont beaucoup plus logiques et seront sans doute beaucoup plus efficaces.

  • Posté par Persenaire André, samedi 31 octobre 2020, 19:29

    Je m'interroge à propos ▶️ des plombiers , électriciens, serruriers, ... dans leur activité de dépannage ▶️ des librairies d'occasion (Pèle-mèle et consorts).

  • Posté par Persenaire André, samedi 31 octobre 2020, 20:29

    Merci à "new" de sa réponse. "prestataires de services indépendants" (qui se trouve dans la liste de Rabozee Michel @ 17:44 mais pas dans l'article) doit donc être lu "indépendants prestataires de services" ce qui pose un autre problème : quid d'une "entreprise de toiture" pour faire réparer quelques tuiles envolées ? Trois nomenclatures interviennent : métier (couvreur), activité (réparation) et statut juridique de l'agent (self-employed ou salarié d'une entreprise). Les choses ne sont pas simples.

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