Mehdi Bayat, président de l’Union belge: «Sans le huis clos, le football professionnel serait en danger de mort»

Mehdi Bayat, président de l’Union belge: «Sans le huis clos, le football professionnel serait en danger de mort»
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Pour Mehdi Bayat, administrateur-délégué du Sporting de Charleroi et président de l’Union belge, il est crucial que le championnat ne soit pas de nouveau suspendu. « Je suis tout de même content que nous puissions jouer les rencontres à huis clos. Si on ne nous laissait pas disputer ces matches, le football professionnel belge serait en danger de mort. »

Pour certains, la poursuite des activités constitue une hérésie, à l’heure où les hôpitaux saturent. Faut-il dès lors danser avec le diable, le Covid-19 dans ce cas, sur base du seul et unique critère financier ? « Pour le moment, les experts et les virologues qui ont écrit ce protocole n’ont pas changé d’avis », se défend Bayat. « Tous les joueurs sont testés presque deux fois par semaine. De façon à diagnostiquer, au besoin, un cas et l’isoler immédiatement du groupe. Nous sommes en train d’appliquer, au niveau de la Pro League, ce qui est appliqué à l’échelle d’un pays. Sauf que nous sommes bien moins nombreux, c’est donc plus facile pour le tracing. Quand on voit certaines équipes avec 15 ou 20 cas positifs, les joueurs vont, en réalité, créer une immunité collective et cela leur permettra d’être tranquilles par la suite en développant des anticorps. Des études de la Pro League montrent que des joueurs, qui ont eu le Covid-19 en mars ou en avril, ont encore ces anticorps. C’est un bon signal. Comme le monde entier, on apprend à vivre avec ce virus en attendant un vaccin… »

Si tout est mis en place pour assurer la santé des principaux acteurs, certaines attitudes sur le terrain posent question. Notamment lors des célébrations et les accolades entre joueurs, où l’émotion prend le pas sur la raison. « Nous devons continuer à travailler avec ce protocole de manière stricte et faire aussi attention à la perception. Car on entend que des personnes ne comprennent pas que les joueurs se sautent dans les bras. On leur a fait passer le message. Mais, il faut aussi savoir que tous ses joueurs sont testés. S’ils sont sur le terrain, c’est qu’ils sont négatifs », explique Mehdi Bayat, pour qui le football doit continuer à avoir un rôle sociétal en cette période sombre. Bref, le ballon continue à rouler tant qu’il le peut…

 
 
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