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Coronavirus: nous sommes (aussi) victimes de nous-mêmes

Ce titre de champions du covid, nous le devons à nombre de facteurs mais aussi à nous-mêmes.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Nous sommes sur un grand bateau qui se trouve devant une montagne de glace. On dit déjà depuis des semaines, de plus en plus fort : à gauche, à gauche. Ce vendredi, on a – enfin ! – tourné le gouvernail. » C’est Erika Vlieghe, infectiologue de l’université d’Anvers et ex-présidente du GEES, qui utilise cette comparaison lors du Grand Oral La Première/Le Soir. Une image très parlante pour décrire la catastrophe belge : le dernier souvenir qu’on a d’un bateau qui se prend un bloc de glace date du Titanic.

Ce titre de champions du covid, nous le devons à nombre de facteurs mais aussi à nous-mêmes.

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14 Commentaires

  • Posté par hemmer arthur, mardi 3 novembre 2020, 0:32

    Il y a tout de même quelque chose de paradoxal pour ne pas dire de "politiquement correct" suicidaire dans la manière de présenter les choses. Appelons un chat un chat: si en mars-avril, être contaminé pouvait être le résultat de la malchance, ce n'est plus le cas aujourd'hui particulièrement pour les personnes seniors ou âgées qui ne travaillent pas. Avec masques, distanciation sociale, limitation forte de certains types de relations familiales et sociales dont les cafés et restaurants, le risque de contamination est forcément (très) faible. Finalement pour les personnes qui ne sont pas tenues à des obligations de travail ou de garde d'enfant, c'est d'abord leur responsabilité personnelle de se protéger efficacement et elles doivent à présent savoir comment le faire. Alors pourquoi la société entière doit-elle se martyriser pour leur garantir une place à l'hopital ? Il est plus que temps de revenir à la responsabilité personnelle avec les risques à la clef si elle n'est pas assumée.

  • Posté par Chalet Alain, mardi 3 novembre 2020, 0:30

    Conclusion: crier "à gauche, à gauche" conduit à la catastrophe. Ce commentaire est idiot, mais pas plus que les autres.

  • Posté par Albin S. Carré, lundi 2 novembre 2020, 15:02

    La surmortalité liée au virus ne pourra être calculée que sur une base pluriannuelle et corrigée du nombre de suicides provoqués par les drames induits par les mesures imposées autres que de porter un masque et garder une distanciation physique, ceux-ci étant en progression exponentielle alors que par le passé, deux mille personnes se suicidaient chaque année en Belgique, un record européen...

  • Posté par CREPIN Hugues, lundi 2 novembre 2020, 10:53

    Petite correction, la Belgique est championne d'Europe et presque du Monde, en chiffres du moins. Si l'on analyse la surmortalité, on s'aperçoit que l'Angleterre semble avoir "caché" 50 à 75% de ses morts. Bon, nous restons cependant dans les plus mauvais élèves et l'impact Covid en Belgique est perturbant par rapport aux Pays-Bas par exemple. Quelque chose fait qu'en Belgique cela va plus mal que dans beaucoup de pays, même voisins alors que question respect, la Belgique n'a pas été spécialement brouillonne, désordonnée ou indisciplinée sauf si l'on regarde l'Allemagne ou le Danemark évidemment. Comprendre ce qui relie Belgique, New York, New Jersey, Massachussets, Rhode Island, Angleterre, Espagne, Italie... Mais aussi des états chauds des Amériques, du Sud au Nord qui flambent alors que l'Inde se porte "bien". Certains pays sont presque épargnés alors que voisins, lister toutes les différences.

  • Posté par Bollinne Philippe, lundi 2 novembre 2020, 10:08

    Vous avez parfaitement raison de souligner que le Belge vit avec la loi ; il s'en accommode et évite d'y être soumis autant que possible car les lois en Belgique c'est surtout des taxes, des frais supplémentaires, des prélèvements indus. Et quant belge voit ce qu'il obtient en retour, il regarde les pays voisins et se demande si il n'est pas un peu trop "mouton". Vous avez également raison de souligner qu'on ne fait pas la guerre - car comme Macron l'avait dit au début "nous sommes en guerre" - avec des barons et leurs fiefs. Nous avions un pays et ils (les partis politiques) l'ont dépecé. Pour leur seuls bien, pas celui des belges. Quant au tri, revenons sur l'hôpital de campagne qui reçoit les blessés du front. La première tâche est le tri entre ceux qui sont soignables et les autres. Pensez-vous que ce tri ne soit pas déjà en application, officieusement ? Vu les moyens engagés sur le terrain il faut décider où porter l'effort pour réduire les pertes et accroître les chances de succès. Pas besoin de faire pleurer dans les chaumières avec les ancêtres qui se sacrifient; bien que les histoires rapportées soient sans doute exactes elles sont avant tout anecdotiques.

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