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Carnet de l’intensiviste: «Bien plus de patients sous respirateurs qu’en mai dernier»

Chaque jour, un membre du corps médical revient sur sa journée de lutte contre le coronavirus. Sabrina Joachim, cardiologue aux soins intensifs de la Citadelle de Liège, raconte.

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 3 min

Je me sens fatiguée. Après la première vague, nous avons connu une fatigue physique et émotionnelle comme jamais auparavant, et quelques semaines plus tard nous repartons pour une seconde vague encore plus forte. Je suis inquiète de l’état de fatigue dans lequel on va terminer tout cela. Une psychologue m’a dit : « Finalement, il n’y aura plus que des malades dans cet hôpital. » Quand la vague a repris, j’ai ressenti une lassitude énorme, pas du tout l’envie d’y retourner. Mais une fois qu’on y est, toutes les troupes se resserrent, se mettent au pas, travaillent dans l’efficacité et la bonne humeur – j’en suis émue car je sais à quel point chacun est sur les rotules.

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9 Commentaires

  • Posté par cobbaert jean, mardi 3 novembre 2020, 11:34

    Ce qui m'étonne, c'est que j'entends sans arrêt sur les chaînes d'information françaises des chefs de service des grands hopitaux français que les patients restent moins longtemps en soins intensifs grâce aux nouveaux traitements. Et ici, on entend le contraire !!! Est-on encore en retard sur les traitements à donner? Et cela peut expliquer qu'un praticien disait qu'en Allemagne, ils traitaient les patients plus vite et mieux !!! On va bientôt comprendre pourquoi nous avons le double de morts par habitant que les autres pays ...

  • Posté par Heneffe Jean-marie , mardi 3 novembre 2020, 12:12

    Ici on parle des soins intensifs. Il est évident qu'un patient qui malheureusement décède "sort" plus vite qu'un autre qui va guérir !

  • Posté par Heneffe Jean-marie , mardi 3 novembre 2020, 10:05

    « Bien plus de patients sous respirateurs qu’en mai dernier ». Le titre donne à penser que la situation est pire qu’au printemps. A la lecture, on comprend qu’il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle. On dispose du matériel et grâce à la dexaméthasone, on parvient à sauver bien plus de patients. Qui restent forcément plus longtemps aux soins intensifs et sous respirateur… Merci en tout cas à Sabrina Joachim pour son témoignage émouvant.

  • Posté par Heneffe Jean-marie , mardi 3 novembre 2020, 15:23

    Avez-vous des chiffres comparatifs précis ? Je suis preneur.

  • Posté par cobbaert jean, mardi 3 novembre 2020, 12:25

    Evidemment qu'un patient mort "sort plus vite". Mais il n'y a moins de morts par habitant en France et les patients sortent pourtant plus vite !!!

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