Unequal Pay Day: à partir du 4 novembre, les femmes travaillent gratuitement

Unequal Pay Day: à partir du 4 novembre, les femmes travaillent gratuitement

Les mouvements féminins progressistes côte à côte et le PSE Women proclament le 4 novembre Journée européenne de l'inégalité salariale. Sur une base annuelle, les travailleuses en Europe gagnent toujours 16 % de moins que les hommes, ce qui signifie qu'à partir du 4 novembre, elles travailleront gratuitement et pour rien. En outre, les femmes sont surreprésentées dans les professions essentielles, mais elles semblent également être les moins bien payées. En Belgique, les gardiennes d'enfants sont celles qui gagnent le moins.

Pour la première fois, une Journée de l'inégalité salariale est organisée dans notre pays. Ce 4 novembre, beaucoup de femmes commencent à travailler gratuitement, pour ainsi dire, en raison de l'écart salarial entre hommes et femmes. En Europe, ce pourcentage est de 16 %, et il est de 24 % en Belgique.

La Journée de l'inégalité salariale est le pendant de la Journée de l'égalité salariale, au printemps. C'est le jour où les femmes ont gagné ce que les hommes avaient déjà gagné à la fin de l'année précédente.

Côte à côte, le mouvement des femmes progressistes et le PSE Women, l'organisation des femmes des sociaux-démocrates européens, plaident en faveur d'un droit au travail à temps plein pour les femmes, soulignent que les enfants sont une responsabilité partagée entre les hommes et les femmes et veulent des quotas pour davantage de femmes aux postes de direction. En outre, ces associations demandent l'application de la loi sur l'écart salarial du 22 avril 2012.

Le message de l'inégalité salariale est clair : de nombreuses tâches au sein de la famille et des proches peuvent parfaitement être accomplies par les hommes, mais elles incombent souvent aux femmes et cela doit changer, car les femmes en subissent les conséquences pour le reste de leur carrière.

La pandémie de COVID-19 a intensifié cette répartition inégale entre les sexes lorsque le congé parental a été mis en place. Sur le nombre moyen d'utilisateurs au cours de cette période, 69 % étaient des femmes (18.141) et 31 % des hommes (7 987). Le groupe d'utilisateurs le plus important avait entre 30 et 45 ans, et avait donc de jeunes enfants.

Il y a également de nombreuses femmes pour qui le travail à domicile n'est tout simplement pas possible. Statbel a publié des chiffres sur les salaires d'un certain nombre de professions essentielles qui ont maintenu le pays à flot pendant la première vague. Les femmes sont surreprésentées dans ces professions, telles que le personnel de santé, les supermarchés et les magasins d'alimentation, les crèches, le nettoyage... De plus, il semble que les professionnels de la santé gagnent près de 30 % de moins que le salaire moyen des Belges.

Tout en bas de l'échelle des salaires, se trouvent les crèches et les garderies (ici, 98 % sont des femmes). Elles gagnent 2.317 euros bruts par mois, à condition de travailler à temps plein, ce qui n'est souvent pas le cas.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous