Attaque à Vienne: Daesh revendique

Attaque à Vienne: Daesh revendique
EPA

L’Autriche pleurait mardi ses morts, victimes du premier attentat islamiste à frapper le pays, alors que la piste d’assaillants en fuite était désormais écartée.

A l’origine de cette attaque qui a fait quatre morts, un « sympathisant » du groupe jihadiste Etat islamique qui avait tenté de rejoindre la Syrie. Daesh a revendiqué l’attaque ce mardi soir.

Originaire de Macédoine du nord, Kujtim Fejzulai, tué lundi soir par la police, avait été condamné en 2019 à de la prison en Autriche mais il avait été libéré de manière anticipée, a expliqué le ministre de l’Intérieur, Karl Nehammer, devant la presse.

L’homme de 20 ans avait donc réussi à « tromper » le programme de déradicalisation et ceux qui étaient chargés de son suivi, a déploré le ministre.

Il a visiblement agi seul, contrairement aux premières déclarations des autorités qui avaient lancé une chasse à l’homme pour retrouver d’autres suspects. Il n’y a pas de preuve à ce stade de l’existence d’un deuxième assaillant, a souligné M. Nehammer.

Le ministre a par ailleurs annoncé 18 perquisitions et 14 interpellations dans la journée.

Deux interpellations près de Zurich

Deux jeunes hommes suisses de 18 et 24 ans ont été arrêtés mardi à Winterthour, près de Zurich, dans le nord de la Suisse, en lien avec l’attaque, a annoncé la police.

«Les enquêtes de police ont permis d’identifier des ressortissants suisses âgés de 18 et 24 ans. Les deux hommes ont été arrêtés à Winterthur mardi après-midi (03.11.2020) en coordination avec les autorités autrichiennes», a indiqué la police cantonale de Zurich dans un communiqué.

L’éventuel lien «entre les deux personnes arrêtées et le responsable présumé des attentats fait actuellement l’objet d’enquêtes et de recherches en cours par les autorités compétentes», a-t-elle ajouté.

Deuil national

L’attaque s’était déroulée lundi soir en plein cœur de la capitale autrichienne, près d’une importante synagogue et de l’Opéra.

L’assaillant a ouvert le feu alors que de nombreux Viennois profitaient d’un dernier moment de liberté, en terrasse ou au restaurant, avant le confinement. Il était armé d’un fusil d’assaut et d’une ceinture d’explosifs factice.

Sur les lieux de l’attentat, un imposant cordon de sécurité bouclait toujours mardi le périmètre de l’attaque, tandis que des officiers de la police scientifique étaient déployés pour relever des indices.

L’Autriche, sous le choc, a décrété trois jours de deuil national après ce que le chancelier Sebastian Kurz a qualifié d’« attaque terroriste répugnante ».

A travers le pays, les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments publics et une minute de silence observée à midi, tandis que les cloches des églises sonnaient.

Parmi les quatre victimes, figurent un homme et une femme âgés, un jeune passant et une serveuse, a précisé le chancelier Kurz. Quinze personnes restaient hospitalisées, dont trois dans un état critique, selon l’association hospitalière de Vienne.

Des policiers et des soldats ont été mobilisés pour protéger les bâtiments importants de la capitale, et les enfants ont été dispensés d’école mardi.

« Nous ne nous laisserons jamais intimider par le terrorisme et nous combattrons ces attaques avec tous nos moyens », a affirmé M. Kurz.

 
 
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