Coronavirus - La zone euro craint une récession avec la deuxième vague

"Le durcissement des mesures de restrictions aura bien sûr un impact sur l'activité économique", a déclaré le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni, à l'issue d'une visioconférence de l'Eurogroupe.

Il a toutefois espéré que le choc économique serait plus faible que lors de la première vague. "Il y a des raisons de croire que l'impact pourrait être plus petit qu'au printemps. Par exemple, les entreprises et les salariés sont mieux préparés au télétravail, mais en même temps il y a une incertitude sur la durée de la deuxième vague", a-t-il expliqué, lors d'une conférence de presse.

"C'est le secteur des services et en particulier l'hébergement touristique, la culture, les loisirs qui vont être le plus durement touchés", a-t-il souligné.

Paschal Donohoe, le président de l'Eurogroupe, qui réunit les 19 ministres de l'Economie de la zone euro, a réitéré leur "engagement à continuer de mener des politiques de soutien budgétaire sans précédent".

"Clairement, tous les pays européens sont maintenant dans la deuxième vague de la pandémie. Cette détérioration de la situation sanitaire pèse sur nos économies et a significativement augmenté le risque d'un retour à la récession dans la zone euro", a également estimé Klaus Regling, le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), le dispositif européen de gestion des crises financières de la zone euro.

Le besoin d'une mise en oeuvre rapide du plan de relance européen, décidé cet été mais actuellement bloqué par des pourparlers avec le Parlement européen, a aussi été rappelé.

"L'urgence est absolue de mettre en oeuvre ce qui a été décidé cet été. Nous ne pouvons pas nous permettre de retarder les versements de fonds européens dont nos économies auront besoin pour repartir", a prévenu le ministre français Bruno Le Maire, dans un communiqué.

 
 
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