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Carnet de bord de l’intensiviste: «Il m’a demandé de faire en sorte qu’il puisse encore vivre après»

Chaque jour, un membre du corps médical revient sur sa journée de lutte contre le coronavirus. Sabrina Joachim, cardiologue aux soins intensifs de la Citadelle de Liège, raconte.

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Temps de lecture: 3 min

Il n’y a pas eu de décès aujourd’hui dans la salle « 30 », mais sur les 24 lits, nous n’avons que trois patients qui n’ont pas été intubés du tout. Ils vont bien, vont probablement quitter les soins intensifs. Nous avons aussi deux patients intubés qu’on a extubés, dont l’un qui va vraiment très bien. Trachéotomisé, il reparle pour la première fois aujourd’hui. Il mange, il boit, il marche, c’est un bonheur. Nous ne conservons donc un contact humain qu’avec quelques patients, puisque les dix-neuf intubés, sous sédation, ne permettent pas d’échange humain.

La tension reste entière sur les effectifs infirmiers. Chaque infirmier s’occupe de deux patients, un collègue supplémentaire tient le rôle d’infirmier volant dans chaque sous-unité de six lits. Cela représente donc une grande équipe infirmière car à cela s’ajoute l’infirmer en chef et un adjoint.

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8 Commentaires

  • Posté par Esquenet Alexandre, jeudi 5 novembre 2020, 16:23

    La trachée est rebouchėe avec quel matériel/tissu? Pourquoi ne pas passer le tube par la trachée au lieu de faire un trou?

  • Posté par Martin Roland, jeudi 5 novembre 2020, 7:27

    C'est toujours avec intérêt et émotion que je lis les 2 chroniques, celles la cardiologue et l'autre de l'urgentiste. Combien de fois n'ai je pas regretté de ne plus bénéficier de leurs éclairements pendant la période séparant l'après 1ère vague et le début de la seconde ! Ils auraient plus d'impact sur la manière de penser des covidiots que n'importe quel porte parole du gouvernement, j'en suis convaincu! "I've a dream: tramp and the covid, go to hell !"

  • Posté par Staquet Jean-marie, jeudi 5 novembre 2020, 17:10

    D'accord avec vous, M. Esser. Je réagis en donnant un exemple. Une pluie de "moralisation" s'abat sur "des gens" jugés responsables d'une épidémie... puis si on ne peut pas les juger responsables, on les juge alors responsables d'avoir encombré les hôpitaux à la suite de comportement "irresponsables"... Les plus extrémistes en arrivent à dire qu'on doit priver les "inciviques" de soins. Mon raisonnement est donc: si on part comme ça, on peut aussi se demander si les "moralisateurs" sont si "irréprochables" que ça... Il y a en effet des milliers de comportements "inutiles" ou "évitables" qui vont "encombrer les hôpitaux"...

  • Posté par Esser Olivier, jeudi 5 novembre 2020, 16:26

    @Staquet. Euh... Vous êtes sûr de m'avoir bien compris ? Car j'ai l'impression que je défends les même idées que vous. On instrumentalise un malheur pour justifier tout et n'importe quoi. En effet si on voulait interdire la moto, on pourrait faire exactement de même.

  • Posté par Staquet Jean-marie, jeudi 5 novembre 2020, 16:01

    Olivier ESSER: et on dira quoi aux "civiques masqués" qui vont aller encombrer les urgences parce qu'ils se sont autorisés, eux, à faire une chute à moto lors d'une balade "inutile" pendant cette période? Ont-ils tous un comportement si irréprochable, ces citoyens-modèles?

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