Record annuel du Nikkei à la Bourse de Tokyo, Biden vers une victoire

L'indice vedette Nikkei a pris 1,73% à 24.105,28 points, un plus haut annuel et son premier retour au-delà du cap symbolique des 24.000 points pour la première fois depuis janvier. L'indice élargi Topix a gagné 1,39% à 1.649,94 points.

Les investisseurs japonais semblaient ainsi fort bien s'accommoder de la perspective d'un Congrès américain divisé entre une Chambre des représentants à majorité démocrate et un Sénat sous contrôle des républicains.

Une telle situation "va rendre difficile de modifier en profondeur la taxation des entreprises et la réglementation dans les nouvelles technologies", a commenté Juichi Wako, stratégiste chez Nomura Securities.

Avec l'Arizona, le Wisconsin et le Michigan désormais en poche, Joe Biden était aux portes de la Maison Blanche. S'il décroche encore une victoire dans le Nevada, en Géorgie ou en Pennsylvanie, il atteindra le nombre minimum des 270 grands électeurs nécessaires pour être élu président des Etats-Unis.

Donald Trump, qui avait prématurément revendiqué sa victoire, a toutefois commencé à déposer des recours juridiques, exigeant notamment un recompte des voix dans le Wisconsin et demandant la suspension du dépouillement en Pennsylvanie. Il a aussi menacé confusément mercredi d'aller jusqu'à la Cour suprême.

Le dollar faiblissait face au yen, à mesure que diminuaient les incertitudes sur l'issue de l'élection américaine. Vers 06H30 GMT un dollar s'échangeait pour 104,32 yens contre 104,52 yens mercredi à 21H00 GMT. La monnaie japonaise était quasi stable face à l'euro, à raison d'un euro pour 122,50 yens contre 122,55 yens la veille. L'euro montait par ailleurs à 1,1742 dollar, contre 1,1726 dollar jeudi à 21H00 GMT.

Après avoir d'abord poursuivi sa marche en avant grâce notamment à un repli surprise des stocks de brut américains, le marché du pétrole a inversé la tendance en cours de séance en Asie. Vers 06H25 GMT le prix du baril de brut américain WTI lâchait 1,89% à 38,41 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord cédait 1,87% à 40,46 dollars.

Un record de près de 100.000 contaminations par le coronavirus en 24 heures a été enregistré aux Etats-Unis, ce qui ravivait les incertitudes sur la reprise de la première économie mondiale. Un Congrès américain divisé augurait aussi de négociations difficiles sur un nouveau plan de relance.

 
 
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