Présidentielle américaine

«Trump a gagné»: la presse américaine estime que le «trumpisme» survivra quel que soit le résultat de l’élection

«Trump a gagné»: la presse américaine estime que le «trumpisme» survivra quel que soit le résultat de l’élection
Photo News

Joe Biden fait la course en tête et est bien parti pour devenir le 46e président des Etats-Unis. Pas de quoi néanmoins se réjouir outre-mesure pour la presse hostile à Donald Trump. « Qu’il gagne ou qu’il perde, Trump restera une force puissante et perturbatrice, écrit ainsi le New York Times. En attendant qu’une nouvelle génération de Républicains prenne le relais, il pourrait se positionner comme le chef de facto du parti. » « La réalité incontournable des résultats des élections est que le “trumpisme” reste un courant puissant dans la politique américaine, abonde le Washington Post. Le nationalisme démagogique du président et son recours sans repentir à des messages et tactiques de division ont mobilisé un soutien considérable. »

« Même s’il venait à perdre, Trump a gagné, affirme de son côté le Los Angeles Times. Il a gagné parce qu’il a semé exactement le genre de discorde qui le fait prospérer. Il a gagné parce qu’il nous a encore divisés d’une manière qui restera en vigueur longtemps après qu’il aura quitté son poste (…) Lorsqu’il y a du chaos et de la confusion, il s’épanouit. Cela n’augure rien de bon pour les mois et les années à venir. Même si Donald Trump venait à s’incliner, le “trumpisme”, j’en ai peur, ne disparaîtra pas. » « Le “trumpisme” va modeler les quatre années à venir, renchérit le Chicago Tribune. Même si Trump venait à perdre, le “trumpisme” – une forme de politique grossière, fanfaronne et méchante – a porté ses fruits. Le tribalisme est roi. La peur détruit l’espoir. La vérité est facultative. »

Les médias conservateurs se déchaînent contre les sondeurs

Les médias conservateurs s’en prennent de leur côté violemment aux « élites », aux « médias » et aux instituts de sondage. « Biden peut voler les élections mais les élites le regretteront, menace ainsi le New York Post. Le résultat ne correspond pas aux attentes des Démocrates. Ce n’était pas une victoire écrasante contre un président impopulaire, comme on nous l’avait dit avec tant de confiance depuis des mois (…) Quel que soit le vainqueur, cette élection a mis au jour les fraudes et les menteurs qui se font passer pour nos élites, et la moitié de l’Amérique ne l’oubliera pas. »

« La presse doit repenser son esclavage aux sondages », analyse de son côté Fox News. Pour le média conservateur, avoir une nouvelle fois sous-estimé Donald Trump pourrait porter un coup dévastateur à la crédibilité des médias.

Plus mesuré, le Wall Street Journal estime de son côté que le président a « déconcerté les Démocrates. » Un constat particulièrement valable dans les zones rurales, où Donald Trump a été plus performant qu’en 2016.

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