Noë Dussenne après la défaite du Standard à Poznan (3-1): «On s’est fait marcher dessus» (vidéos)

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Chaque erreur, chaque approximation, sur la scène européenne, se paye cash. En trois semaines, le Standard en a fait l’amère expérience, en encaissant face aux Rangers (0-2), à Benfica (3-0) et hier à Poznan (3-1) un total de 8 buts en trois sorties. Difficile, dans ces conditions, d’espérer quoi que ce soit. Si le contexte, dicté par une situation sanitaire qui avait contraint Philippe Montanier, en panne de solutions de remplacement après les forfaits de Vanheusden, Fai et Laifis, à repasser à une défense à quatre, était loin d’être idéal, il ne peut tout expliquer.

Ni le niveau affiché par plusieurs cadres de l’équipe liégeoise, clairement insuffisant depuis les prestations très intéressantes livrées à Charleroi et face au FC Bruges, ni l’incroyable liberté laissée à Skoras et Ishak sur les trois buts polonais de la soirée, ni surtout le manque de conviction et d’esprit de révolte affichés sur la pelouse du stade municipal de Poznan, où le Standard a hissé le drapeau blanc après le 3-1, tombé en tout début de deuxième mi-temps.

« L’état d’esprit ne doit pas être différent dans un match comme celui-ci », pestait après coup Noë Dussenne. « Un match se joue à onze contre onze, onze bonshommes contre onze bonshommes. Il faut pouvoir se défoncer. On a une fierté à défendre. On doit être des guerriers sur le terrain, être plus hargneux. Or ici, on s’est fait marcher dessus… »

« Un sursaut d’orgueil »

Amorphe face aux Rangers, aux abonnés absents à Saint-Trond, très attentiste à Lisbonne et trop facilement bousculée hier à Poznan, l’équipe liégeoise marque très clairement le pas, malgré le succès décroché en fin de rencontre dimanche dernier contre Ostende. « Nous sommes des professionnels et cela fait quatre-cinq mois qu’on est ensemble », dit encore Dussenne. « Tu dois répondre présent sur le terrain, mais quand on a perdu un, puis deux duels, et que l’adversaire récupère tous les ballons, cela devient très compliqué. »

Poznan n’aura dû cadrer que quatre envois, hier, pour inscrire trois buts. « C’est à nouveau frustrant », analyse quant à lui Nicolas Raskin. « On avait pourtant livré un bon premier quart d’heure, avant le 1-0, puis le 2-0. Puis, on peut faire 2-2 en l’espace d’une minute, mais on ne concrétise pas. Et le but du 3-1 nous coupe bras et jambes ».

À l’arrivée, le Standard n’a plus grand-chose à espérer dans ce groupe D de l’Europa League, sinon sauver son honneur. « On a encore deux matches à disputer à domicile, face à Poznan et Benfica », conclut Noë Dussenne. « Il faudra tout faire pour prendre un maximum de points. Mais quoi qu’il arrive, il faut surtout un sursaut d’orgueil. On ne peut pas se battre toute une saison durant pour obtenir le droit d’évoluer sur la scène européenne pour finalement ne rien y faire. Il y a une fierté à défendre… »

 
 
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