PSG-Rennes en Ligue 1: premier couperet pour Tuchel

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Défait à Leipzig (2-1) en Ligue des champions, contesté pour ses choix tactiques et isolé au sein du club, Tuchel a besoin de se rassurer et de rassurer face à l’actuel troisième du championnat de France.

Jusqu’ici, la L1 lui a toujours permis de chasser les doutes. Les champions de France occupent la première place avec 21 points (deux de plus que Lille, leur premier poursuivant), et restent sur sept victoires consécutives, souvent sur des scores-fleuves.

Et ce, malgré un effectif décimé par les absences, dont celles de Neymar, Kylian Mbappé et Marco Verratti, fragilisés par un calendrier surchargé avec deux matches par semaine.

Alors où est le problème ? D’abord, les finalistes de la dernière Ligue des champions sont à la peine en C1. Leur entame en phase de groupes est la pire de l’ère qatarienne, avec trois points en trois matches. Autant qu’en 1997-1998 et 2004-2005, les deux seules saisons où ils n’ont pas passé les poules, relève le statisticien Opta.

Surtout, les choix tactiques de Tuchel ne convainquent pas. En premier lieu celui d’intervertir les positions du capitaine Marquinhos, défenseur central de métier replacé au milieu, et de la recrue Danilo Pereira, habituellement milieu défensif et reculé en défense centrale.

Ou sa décision, à Leipzig, de remplacer l’ailier Pablo Sarabia par Thilo Kehrer, défenseur… alors que l’équipe était menée au score.

Crédit perdu

« Entre les joueurs absents et ceux qui ne jouent pas à leur poste, il y a des questions à se poser. C’est parfois difficile de suivre ce que veut faire Tuchel », a commenté pour l’AFP le technicien et consultant Rolland Courbis, bon connaisseur des bancs de touche français.

Premier entraîneur à mener le PSG en finale de C1, Tuchel semble déjà avoir perdu une bonne partie du crédit engrangé avec cette épopée. Y compris en interne, avec des désaccords sur le mercato qui l’ont publiquement opposé au directeur sportif Leonardo.

« J’ai eu un temps cette vision naïve, qu’après quatre titres (…) et une finale de Ligue des champions, l’entraîneur ne serait plus dans la ligne de tir pendant un certain temps. Ça a duré cinq jours. Ensuite nous sommes partis en vacances, et au retour ça a repris de plus belle », a-t-il lâché à Sky Allemagne, dubitatif quant à une prolongation de son contrat au-delà de juin prochain.

Pas de quoi entamer sereinement le tunnel de matches avant la trêve de fin d’année, avec des rendez-vous contre Lyon, Lille, et les matches retour de la phase de groupes en C1 où Paris jouera très gros.

Sans compter la fenêtre internationale de novembre, qui risque d’encore accentuer la fatigue des nombreux Parisiens convoqués avec leur équipe nationale.

Rennes dans le doute

Petite satisfaction pour Paris : tout ne va pas non plus pour le mieux à Rennes.

Certes, le club breton est la bête noire de Tuchel, qui avait perdu la finale de la Coupe de France 2019 face aux Bretons avant de s’incliner à nouveau en L1 quelques mois plus tard.

Mais l’équipe de Julien Stéphan est en plein doute : disputant la Ligue des champions pour la première saison de leur histoire, les Bretons n’ont engrangé qu’un point sur neuf possibles.

Et en L1, la victoire (2-1) contre Brest n’a pas dissipé tous les doutes nés de contre-performances répétées contre Reims, Dijon ou Angers.

Si le PSG reste privé de Neymar et Mbappé, les Rennais devraient récupérer leur attaquant Mbaye Niang… mais toujours pas leur talentueux milieu Eduardo Camavinga.

Suffisant pour surprendre Paris ? En cas de succès, les Bretons reviendront à hauteur de leur adversaire du soir, faisant perdre la tête au PSG… et à Thomas Tuchel.

 
 
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