Coronavirus: les tests rapides sont possibles dans les pharmacies avec une bonne supervision assure l’Association pharmaceutique belge

Coronavirus: les tests rapides sont possibles dans les pharmacies avec une bonne supervision assure l’Association pharmaceutique belge
Bruno D’Alimonte

Des tests rapides en pharmacie sont parfaitement possibles s’il existe un bon cadre et un bon suivi, fait savoir vendredi le porte-parole de l’Association pharmaceutique belge (APB), Lieven Zwaenepoel, en réaction aux critiques de l’Association belge des syndicats médicaux (Absym).

Les pharmaciens ont annoncé en début de semaine qu’ils étaient prêts à effectuer des tests rapides sur des patients asymptomatiques. Mais l’aide serait «inefficace, voire potentiellement contre-productive» pour l’Absym. Selon cette dernière, les conditions pour disposer d’un test sûr et d’une livraison rapide des résultats ne sont pas remplies dans une pharmacie.

Selon l’APB, certains des problèmes avancés sont faciles à résoudre. Par exemple, il est possible d’acheter un équipement de protection et de libérer une pièce spécifique. Les problèmes informatiques peuvent également être résolus rapidement au moyen d’un formulaire web, par exemple.

M. Zwaenepoel reconnaît que les tests antigéniques rapides ne sont pas aussi fiables que les tests PCR et donnent plus souvent des résultats faux-négatifs. «Mais ils sont suffisamment fiables dans un bon environnement. Ils sont beaucoup plus rapides, c’est un gros avantage, et ils sont aussi beaucoup moins chers», indique-t-il. «Le fait que les laboratoires ne puissent pas suivre avec les tests PCR et que les gens doivent attendre des jours engendre également un risque.»

Il souligne par ailleurs qu’un résultat négatif à un test rapide ne doit jamais constituer une autorisation de pouvoir désobéir aux règles, mais il donne une indication supplémentaire que la personne n’est pas positive.

«Dans la pratique, la réalisation de tests rapides apporte une valeur ajoutée, car les personnes qui ont des doutes peuvent obtenir des résultats sans passer par le médecin généraliste et sans alourdir davantage la charge de travail des laboratoires», conclut M. Zwaenepoel.

 
 
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