Le PSG assure contre Rennes (3-0) avec un très bon Di Maria, Doku joue 79 minutes

Angel Di Maria
Angel Di Maria - AFP

Gagner est le meilleur remède aux jours difficiles, Tuchel le sait bien, lui qui oppose sa belle série de victoires en Championnat aux critiques nées d’un départ compliqué en Coupe d’Europe.

Face aux Bretons, son équipe a enchaîné un 8e succès consécutif en L1 qui la conforte en tête du classement, soit un argument de plus pour lui pour défendre son poste, où il semblait de plus en plus isolé.

Ses joueurs ne l’ont pas lâché, en livrant une performance soignée, efficace, enjolivée par les réalisations de Moise Kean (11e) et Angel di Maria (21e, 73e) qui lui ont permis de vivre une soirée plutôt tranquille.

Le cauchemar vécu en 2e période à Leipzig (2-1) est oublié, mais de nouvelles blessures vont l’empêcher de rêver trop haut: les sorties en boitant d’Idrissa Gueye (13e), Thilo Kehrer (36e) et Kean (60e) lui rappellent l’étroitesse actuelle de son effectif.

Paris a ainsi joué la dernière demi-heure avec un seul attaquant de formation, Di Maria, aligné devant avec Colin Dagba et Rafinha, soit un défenseur et un milieu !

Marquinhos défenseur central

Dans cette situation, toute victoire est bonne à prendre, surtout lorsqu’il s’agit en face d’une de ses bêtes noires, l’équipe qui s’est le plus imposée au Parc des Princes de l’ère qatarienne (trois fois).

Mais Rennes a touché ses limites, entrevues en Coupe d’Europe, entre inefficacité et fautes d’attention. L’équipe de Julien Stéphan, qui n’a gagné qu’un seul de ses cinq derniers matches, peut être éjectée du podium dimanche si Nice bat Monaco.

Paris a lui retrouvé sa confiance avant une séquence périlleuse: avec le match retour contre Leipzig le 24 novembre, et le déplacement à Manchester United une semaine plus tard, le PSG va jouer son avenir européen dès la reprise.

Les retours attendus de Neymar, Kylian Mbappé, Marco Verratti ou Mauro Icardi lui donneront sûrement un visage différent de celui montré en Allemagne.

Mais celui affiché contre Rennes, un autre pensionnaire de la C1, n’a pas été mal non plus. Il a réussi une nouvelle clean sheet, le 6e de la saison en L1.

Le repositionnement de Marquinhos en défense centrale, aux côtés d’Abdou Diallo, après plusieurs piges au milieu qui ont fait jaser, a porté ses fruits, en l’absence de Presnel Kimpembe. Danilo a, lui, bien joué comme sentinelle quand il est entré en jeu (62e).

Mea culpa du coach allemand ou situation imposée par les blessures ? Quoi qu’il en soit, Tuchel a cumulé d’autres bonnes nouvelles, comme en attaque. Kean a confirmé qu’il était plus qu’une doublure, en marquant sa 5e réalisation de la saison.

Di Maria pas loin du triplé

Angel di Maria s’est aussi racheté de son match mitigé à Leipzig où il avait ouvert le score et raté un penalty.

«Fideo» a signé le but du break, d’un petit piqué, sa spéciale, bien lancé par Ander Herrera. Il a réussi le doublé en fin de match, d’une frappe de 25 mètres à ras de terre qui a puni l’apathie de la défense rennaise, qui réclamait une faute au départ de l’action.

Ce but, le 86e de sa carrière parisienne, lui permet de doubler la gloire Safet Susic (1982-1991).

Mais «Dima» a raté la cerise sur le gateau: sa sublime reprise instantanée de 30 mètres a trouvé le poteau d’Alfred Gomis (14e).

Aux côtés du festival Di Maria, les têtes de Steven Nzonzi (23e, 28e), Damien Da Silva (90e+2) ou la tentative de Jérémy Doku (45e) paraissent bien maigres pour consoler Rennes, qui a constaté que Paris, bien que dos au mur, en avait encore sous la semelle.

 
 
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