Coronavirus: la France franchit la barre des 40.000 décès, les courbes grimpent

Coronavirus: la France franchit la barre des 40.000 décès, les courbes grimpent

La France a dépassé samedi les 40.000 décès liés au Covid-19 depuis le début de l’épidémie, un cap tragique qui vient s’ajouter à des indicateurs de plus en plus préoccupants, comme l’envolée des contaminations et la tension croissante dans les services de réanimation.

D’après les données publiées samedi par l’agence sanitaire Santé publique France (SpF), 306 morts supplémentaires de malades du Covid-19 ont été recensés dans les hôpitaux ces dernières 24 heures, portant le bilan total à 40.169 morts.

Données incomplètes

Le décompte quotidien des cas positifs de Covid-19 n’était en revanche pas disponible, après un nouveau record à plus de 60.000 cas la veille, un chiffre qui traduisait une accélération brutale puisque c’est le double des niveaux constatés à la mi-octobre.

Les données sur les contaminations sont incomplètes depuis plusieurs jours, du fait d’un embouteillage informatique qui gênait la remontée des résultats de tests. Des chiffres corrigés seront communiqués lundi, a précisé samedi SpF sur son site.

La pression s’accroît mécaniquement sur les services de réanimation, qui comptaient samedi 4.410 patients, contre 3.721 au début de la semaine. La capacité totale d’accueil a été elle portée de 5.000 à 6.400 lits, avec un objectif à 7.500, qui pourrait encore être relevé à 10.500 lits.

Premiers transferts

La pression sur les services hospitaliers n’en reste pas moins préoccupante, comme témoignent les premiers transferts de patients Covid-19 entre régions françaises, et jeudi et vendredi de malades de la région Grand-Est vers l’Allemagne.

En visite auprès des soignants dans la Loire, département où la situation sanitaire est la plus dégradée de France, le Premier ministre Jean Castex a répété samedi que « la meilleure chose est d’éviter que des malades arrivent à l’hôpital, plutôt qu’ils en soient évacués. Et pour ça, il n’y a pas d’autre solution que de respecter strictement le confinement et les gestes barrières ».

Un message qu’il a également martelé dans un entretien aux quotidiens régionaux du groupe Ebra samedi, déplorant au passage « une résistance de la part de gens qui veulent se rendre à leur travail et de certaines entreprises qui ne jouent pas le jeu ».

« La situation est très préoccupante », face à une deuxième vague « très violente », a réaffirmé le ministre de la Santé Olivier Véran devant les députés, qui ont validé samedi dans un vote ultime la prolongation de l’état d’urgence sanitaire.

 
 
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