Bolivie: l’ex-président Evo Morales est rentré au pays après un an d’exil (photos)

L’ex-président Evo Morales est rentré lundi en Bolivie, au lendemain de l’investiture comme président de son dauphin Luis Arce, un an après avoir démissionné et quitté le pays suite de la contestation de sa réélection à un quatrième mandat.

« Une partie de ma vie reste en Argentine », a déclaré M. Morales avant de traverser à pied le pont transfrontalier qui relie la ville de La Quiaca, dans le nord de l’Argentine, à celle de Villazon, dans le sud de la Bolivie, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Après avoir fui au Mexique, M. Morales s’était réfugié en Argentine.

Evo Morales était accompagné du côté argentin par le président de centre gauche Alberto Fernandez, qui a assisté dimanche à l’investiture du nouveau président socialiste Luis Arce.

Le « père de la Bolivie »

« Merci beaucoup mon frère Alberto », lui a lancé l’ancien chef de l’Etat bolivien, alors que des centaines de personnes, dont de nombreux Amérindiens vêtus de leurs tenues colorées traditionnelles, s’étaient massées à la frontière dès l’aube pour attendre le « père de la Bolivie ».

L’ancien président bolivien (2006-2019) va à présent entreprendre un périple d’un millier de km par la route jusqu’à son fief de Chimoré, dans le département de Cochabamba (centre).

L’ex-chef de l’Etat, qui sera accompagné d’environ « 800 véhicules » selon les organisateurs, est attendu mercredi à Chimoré, un an jour pour jour après son départ de la Bolivie.

À l’issue de l’élection présidentielle d’octobre 2019, au cours de laquelle il briguait un quatrième mandat, et de la confusion qui avait entouré les résultats le donnant vainqueur, l’opposition avait crié à la fraude.

Fin d’un an de gouvernement intérimaire de droite

Les rues avaient été prises d’assaut et l’armée avait finalement lâché Evo Morales, qui s’était réfugié à Chimoré, avant de quitter le pays en direction du Mexique. Il s’était ensuite exilé en Argentine.

Luis Arce, son ancien ministre de l’Economie, a été élu président le 18 octobre dès le premier tour avec 55 % des voix, mettant fin à un an de gouvernement intérimaire de droite.

 
 
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