Nethys - Le personnel d'Integrale déplore d'apprendre l'évolution du dossier dans la presse

Integrale, filiale de Nethys, a un besoin urgent de capital supplémentaire car l'entreprise ne répond plus aux exigences de solvabilité de la Banque nationale (BNB). Son ratio de solvabilité - qui indique le montant des fonds propres dont l'assureur a besoin pour faire face à ses engagements - est passé sous la barre des 100% au début de l'année.

Après un plan de relance précédemment rejeté par la Banque nationale, Integrale avait jusqu'au 27 octobre pour réagir à ce refus de l'autorité de surveillance. Ce que l'assureur a fait fin octobre en soumettant à la BNB et aux actionnaires la proposition d'un candidat repreneur, qu'il avait reçue en dernière minute.

Depuis lors, il semble que quatre offres de reprise au total soient arrivées sur la table, selon ce que rapportait lundi Le Soir avec confirmation de Nethys. Si elle ne s'exprime pas sur l'identité des candidats-repreneurs, Nethys indiquait toutefois au quotidien que "certaines (des offres, NDLR) proposent une valeur clairement supérieure à un euro. En parallèle, des contacts sont aussi en cours avec plusieurs acteurs industriels actifs en Belgique pour voir s'il est possible qu'ils entrent aussi dans le processus de vente".

L'avenir d'Integrale n'est de toutes façons plus entre les mains de l'assureur liégeois. La balle est en effet dans le camp de la Banque nationale de Belgique, de sa maison-mère Nethys et des candidats-repreneurs.

"Les travailleuses et travailleurs apprécient moyennement les dernières évolutions dans la presse d'une saga dont au final elles et ils risquent d'être les principales victimes", dénonce le front commun syndical.

CNE et Setca s'étonnent d'être passés d'une situation où il n'y avait aucun candidat à la reprise et au risque d'une liquidation à celle de quatre potentiels acquéreurs et d'un actionnaire "qui a fait un virage à 180° et se dit maintenant ouvert à examiner les différentes offres".

Les syndicats insistent pour pouvoir rencontrer des représentants de la maison-mère d'Integrale et les candidats-repreneurs afin de connaître leurs intentions. "Si Nethys ne vient pas à eux, c'est lui (le personnel, NDLR) qui ira vers Nethys dans les tous prochains jours", préviennent-ils.

 
 
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